L'Île de Crète

 

Tour de la forteresse Fortetza a RethymnoMonument sur le quai de Agios NikolaosVue de la mer au petit village de Plaka

 

 

Bon à savoir...

Localisation de l'ile de CreteUne jarre retrouvee dans les fouilles du site archeologique de Cnossos et exposee au musee archeologique d'HeraklionC'est la plus vaste et la plus au sud des îles grecques avec ses 260 km de long sur 60 km de large.

En superficie, la Crête se situe au 5e rang des îles de la Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne, la Corse et Chypre.

Du fait de sa situation, elle sépare la mer Egée de la mer de Lybie,  ce qui fait en sorte que son climat méditerranéen est considéré comme l'un des plus doux d'Europe. 

Isolée et bien ancrée au milieu de la mer, cette île constitue une entité géographique, historique et culturelle bien à part.

Elle est fascinante par ses richesses archéologiques et par sa nature d'une beauté sauvage des paysages essentiellement montagneux à l'intérieur des terres, sans oublier les longues plages au sable fin qui bordent une mer bleue azur. Montagne, mer, ville, campagne... Tout est à proximité.

La Crète est le berceau de la plus ancienne civilisation européenne avec sa culture MINOENNE, héritage du roi Minos fondateur de cette île. Cette culture, dont Cnossos est le coeur, régna en Crète de l'an 2700 jusqu'à 1100 avant notre ère. Elle garde de superbes traces de son histoire: forteresses et palais vénitiens, mosquées et minarets, églises byzantines et monastères.

Au fil des siècles, l’île subit différentes invasions par de nombreux conquérants dont on retrouve les marques dans l’architecture:

Les Romains laissèrent un ensemble de bâtiments publics et religieux. 

De la période byzantine,  demeure de nombreuses chapelles. 

Les Vénitiens furent de grands bâtisseurs de l'île telle que des remparts, forteresses, villes et villages. 

Les turcs y laissèrent des mosquées.

La partie la plus touristique de l’île est son côté Nord avec ses villes et villages portuaires. Comme  la côte Sud est moins facilement accessible, quelques villages sont encore inconnus du tourisme de masse et conservent leur beauté authentique.

Ne soyez pas surpris de voir dans cette île plusieurs constructions en béton qui demeurent en chantier parce que, après avoir construit le rez-de-chaussée, on attend d'avoir un peu d'argent pour construire l'étage supérieur.

La meilleure bière grecque est la Mythos. Il faut absolument y goûter...

Si vous planifiez visiter l'île en 3 ou 4 jours, il vaut mieux l'oublier en raison de sa superficie et de la circulation assez lente dû aux routes sinueuses et montagneuses.

Attention: les gens roulent sur la bande d'arrêt d'urgence. En fait, cette bande sert aussi de bande de sécurité sur laquelle les automobilistes se retirent pour faciliter le dépassement. 

À titre de visiteurs, si vous roulez à une vitesse normale sur la voie principale, vous apprendrez rapidement qu'il faut vous tasser sur cette bande d'arrêt d'urgence car vous vous ferez klaxonner.

Recommendation: Compte tenu de notre expérience de location de gîtes, si nous devions louer des appartements à nouveau, nous ajouterions une autre location dans les environs de la ville d'Héraklion en raison des routes sinueuses et montagneuses ce qui ralentit la circulation.

         La carte de l'ile pour localiser les principaux endroits visites

 

Notre circuit dans l'île

 

Hébergement

Des Pelargoniums cretois pres de notre logisNotre logis a ChorafakiaPlanifiant visiter cette île d'ouest en est, nous débutons notre séjour de 11 jours en nous installant à Tersanas Apartments de l'agence Smart Holidays situés à Chorafakia (Horafakia). 

Cette petite localité située au nord (15 km) de la ville de Chania (Hania ou Canée) dans la presqu'île d'Akrotiri. 

C'est à proximité du village de Stavros, endroit où fut filmé "Zorba le Grec". 

L'hébergement est excellent avec un large balcon donnant sur la mer. Le personnel de l'agence de location est très collaboratif. L'endroit est toutefois un peu éloigné de la ville de Chania.

 

Restauration

Et pour une excellente taverne crétoise, nous découvrons "taverna Irene", située dans la rue principale de Chorafakia. En arrivant, la propriétaire nous amène dans sa cuisine (aucune carte de menu) pour vous montrer ce qu'elle a de prêt à servir. 

Le coût pour deux personnes est aussi peu que 15 euros, incluant un demi-litre de vin.

 

Chania

Promenade et terrasses dans le vieux ChaniaBrise-lames de ChaniaNotre première visite est naturellement Chania (en français, La Canée) surnommée "Venise de l'Orient", une jolie ville portuaire avec plus de 53,000 habitants. 

Située au pied des montagnes Lefka Ori dont les sommets sont encore enneigés en ce début d'avril, c'est le point de départ idéal pour explorer l'ouest de la Crète.

Ancienne capitale de la Crète jusqu'en 1971, elle a conservé en grande partie son caractère médiéval avec ses hautes et vieilles maisons, ses portes voûtées, ses églises byzantines, ses remparts, ses arsenaux et quelques tronçons de la double enceinte du XVe siècle. 

L'occupation turque y a laissé un certain cachet oriental.  

La vieille ville se visite facilement à pied. 

 Il faut aller à son port vénitien, plein d'atmosphère et d'ambiance méditerranéenne, où l'on constate la construction de cette vielle ville à partir du XIIIe siècle. C'est certainement le lieu le plus visité. 

La longue promenade dans le port s'impose, bordée de nombreuses tavernes, terrasses, marchands de souvenirs et façades de bâtiments vénitiens. 

Les 7 arsenaux venetiens de Chania Vous remarquerez aussi  la mosquée des Janissaires avec son dôme blanc qui ajoute un décor original à l'ensemble des terrasses qui l'entourent. 

Une ruelle bien sympathique de ChaniaC'est un autre souvenir de l'occupation turque qui se prolongea sur trois siècles et demi.. Aujourd'hui, l'Office du tourisme y a installé ses services.

Le port est protégé par un long brise-lames construit en d'immenses pierres et à son extrémité, le phare; ça donne un agréable coup d'oeil sur la ville.

Ce qu'il y a aussi de remarquable, ce sont ces vieux bâtiments en forme d'arche (sept arsenaux vénitiens), érigés le long du port, qui datent du XVIe siècle. Ils servaient à la construction et à la réparation de bateaux de pêche. 

 Aujourd'hui, ils abritent de petites industries ainsi que des ateliers de réparation.

À l'intérieur, de magnifiques petites ruelles nous invitent à aller les visiter et particulièrement celle du nom de Theotokopoulou avec ses magnifiques porches et portes de bois.

L'imposante cathédrale de Hania se trouve sur une place à l’est de la rue Halidon. Construite vers le XIIIe siècle, elle possède trois nefs.

La petite église catholique dont son entrée se fait aussi par la rue Halidon via un long corridor a gardée toute sa splendeur à travers les vieux bâtiments.

Il y a aussi le marché couvert en forme de croix, construit en 1911 et situé dans la nouvelle ville au carré Sofoklis Venizelos. 

 

Monastère Chrissoskalitissa

Le monastere ChrissoskalitissaRencontre d'un paysan et son ane charge de boisPour s'y rendre, suivre la route des villages de Voulgaro, Topolia et Elos. 

À Élos, il faut porter une attention au magnifique clocher de leur église byzantine d'Agios Ioannis.

La route est intéressante, car ça nous permet de faire connaissance avec des villages de l'arrière-pays qui sont  typiquement pauvres. On se demande de quoi vivent ces gens dans ce paysage aride. 

Très sinueuse et accrochée à la montagne, cette route suit une profonde gorge dont on n'ose pas regarder en conduisant. Il ne faut donc pChapelle miniature le long de la routeas être pressé mais c'est sécuritaire.

Le long du parcours, de petites chapelles sont érigées ici et là en plus de nombreuses églises miniatures érigées en mémoire des personnes décédées dans un accident auto.

Finalement, ce monastère (de couleur blanc et bleu) est perché sur un piton rocheux de 30 m, surplombant la mer. 

Il faut se rendre sur le parvis de l'église, malheureusement fermée lors de notre visite, pour avoir une agréable vue sur la mer d'un bleu turquoise. L'accès se fait par plusieurs marches via une vieille porte de la couleur du monastère.

 

  Plage d'Elafonissi Elafonissi

À quelques kilomètres du monastère Chrissoskalitissa, on arrive à Elafonissi, une superbe plage de sable avec ses airs de lagon située en face d'un petit îlot du nom d'Elafonissi qui signifie "l'île aux cerfs". 

Cet endroit fut probablement une réserve de cerfs à une époque antique, selon une information. La lagune qui sépare l'île de la Crête peut aisément être traversée à pied en suivant la langue de sable peu profonde. 

C'est l'une des plages les plus photographiées de la Crète.

 

Monastère d'Arkadi

Le monastere d'ArkadiSitué à 24 km au sud-est de la ville de Rethymno, ce monastère (voir la carte) est le symbole de la résistance crétoise à l'occupation turque. 

Datant du XIe siècle, il figure parmi  le plus célèbre et le plus important de toute la Crète. 

Sa gloire est due à un épisode héroïque qui eut lieu le 9 novembre 1866 pour la lutte de l'indépendance de l'île, lors de l'occupation turque.

En 1866, les turcs envoyèrent 12 000 soldats pour une insurrection de l’île. Lorsque les crétois apprirent l’arrivée de leurs oppresseurs, L'ossuaire d'Arkadides centaines d’hommes, de femmes et d’enfants se réfugièrent dans le monastère.

L'eglise d'ArkadiPour éviter de subir le joug ottoman, les crétois mirent le feu à la poudrière et tout explosa, emmenant plusieurs milliers de soldats turcs avec eux dans la mort. 

Depuis cet évènement, le Monastère Arkadi est devenu le symbole du patriotisme des crétois.

Encore habité par quelques moines dans des bâtiments remaniés du XVIIe siècle, suite à la guerre, on peut visiter l'église, les celliers, la cuisine, le large réfectoire, la poudrière et un petit musée consacré à la tragédie de 1866.

Quant aux dépouilles des insurgés, elles sont rassemblées dans un ossuaire, à proximité de l'entrée du monastère.

Il faut porter une attention à la porte du réfectoire où on peut distinguer les trous faits par les balles.

L’église principale du monastère est une cathédrale qui se dresse dans le centre de la cour. 

On peut encore admirer cette magnifique église à deux nefs de nos jours. 

 

Rethymno

Une des terrasses de RethymnoTroisième ville en importance et la plus authentique  de l'île, Rethymno est entourée à l'est par une des plus Un partie du brise_lames et le minaret comme arriere-plan grandes plages de la Crète. 

Cette cité intellectuelle a conservé en bon état ses monuments et ses façades de bâtiments des époques vénitiennes et turques. 

Plusieurs églises ont été converties au culte musulman pendant l'occupation turque.

Elle charme le visiteur par son petit port en demi-cercle bordé de terrasses, ses ruelles piétonnières, son importante citadelle dominant la ville et la mer, ses mosquées turques et ses marchés.

La route contournant  la forteresse La FortetzaCe qu'il y a toutefois de déplaisant, ce sont ces racoleurs qui, chacun leur tour, vous talonnent afin de vous attirer à leur terrasse.

Coquelicot decorant l'interieur de la forteresseLa fameuse fontaine Rimondi, érigée en 1629 et décorées de fines colonnes corinthiennes et de têtes de lions sculptées, était malheureusement invisible en raison  de rénovations  majeures.L'epaisseur du mur de la forteresse

La Fortetza, cette forteresse érigée au nord de la ville entre 1573 et 1580 est l'une des plus puissantes et des mieux conservées de Crète. 

Elle fut construite par des vénitiens afin de protéger la cité, mais fut facilement prise par les Turcs ottomans en 1645.

Du haut, un beau panorama de la ville et de la mer. À l'intérieur, il s'y trouve différents bâtiments tels que la prison, une mosquée et des vestiges de maisons, magasins, casernes, poudrière et une chapelle orthodoxe. 

C'est un lieu tranquille où il est agréable de se promener.

 

Monastère de PreveliL'autre partie du complexe

Une partie du complexe Pour y arriver, il faut prendre la #97, passer par Koxare et ensuite traverser les étroites gorges de Kourtaliotiko aux parois impressionnantes. 

Érigé du côté sud de l'île sur un promontoire, ce monastère a une superbe vue sur la mer. 

IUne chapelle miniature le long de la route pour commemorer le deces d'un residentl fut détruit par les turcs et par la  suite par les allemands en 1941. 

Son église date de 1836, quoiqu'elle fut rénovée suite aux guerres, mais son clocher date de 1594.

Un petit musée, aménagé dans les anciennes écuries, présente une collection de belles icônes, des vêtements sacerdotaux, manuscrits anciens et des livres précieux.

Sur la grande terrasse ombragée, on a un panorama exceptionnel sur la mer.

 

PlakiasPlakias

Petit endroit de villégiature situé dans une magnifique baie avec une superbe plage.

Non loin du monastère de Preveli, ce village peut servir de lieu de séjour aux touristes qui veulent visiter cette région.

 

Spili

Quatre des 19 tetesAllez à  Spili situé à 28 km au sud-est de Rethymno. C'est un charmant hameau verdoyant et authentique, avec ses maisons aux toits de tuiles rouges et ses ruelles de pierre. Plusieurs magasins vendent du tissage  fait à la main.

Dans une petite place ombragée de platanes, il faut voir la curieuse " fontaine aux têtes". Elle comporte 19 têtes de lions, alignées les unes à la suite des autres, d'où jaillit une eau fraîche de leur bouche. 

Par ailleurs, n'oubliez pas d'aller à la boulangerie locale; la propriétaire offre un grand choix de pain et gâteries qui sont très délectables.

 

Baie de Mirabello, vue de notre gite

Hébergement

Nous voici maintenant arrivés dans la partie est de l'île et plus précisément dans le village de Istro situé à 12 km de la ville de Agios Nikolaos où nous demeurons à Pela's House, de l'agence Smart Holidays

Cet endroit nous donne une autre magnifique vue sur la baie de Mirabello.

 

Agios Nikolaos

Lac Voulismeni et ses nombreux voiliers situe au coeur de la ville de Agios NikolaosAprès avoir déménagé dans la partie est de la Crète, nous voici dans une des plus belles villes portières de l'île avec ses 10 000 habitants, située dans la baie de Mirabello à 65 km de Héraklion.Une rue de Agios Nikolaos avec comme fond d'ecran la baie de Mirabello

Comme pour les autres villes portières de l'île, l'attrait principal et naturel de Agios Nikolaos est son petit port de mer, un des plus charmants de Crète avec la mer qui se termine curieusement dans un petit lac, appelé "lac Voulismeni". 

On dit que ce petit port huppé est  devenu le Saint Tropez crétois. 

Point central de la vie touristique, Il est bordé de nombreux cafés, tavernes et de petites embarcations sagement alignées. 

En 1870, on a construit un étroit canal pour le relier au port de pêche. 

Face à la baie de Mirabello, une très longue et belle promenade longe ce port très coloré et le lac, bordés de terrasses, cafés et boutiques de souvenirs. 

Elle nous amène le long de la rue Koundourou, au nord du port, qui borde aussi la mer ainsi qu' une autre magnifique promenade ombragée de tamaris tout en nous offrant une vue sur cette mer toujours bleue turquoise.

Sans oublier les jolies ruelles bien animées en ce temps-ci du mois d'avril.

 

Elounda

Une partie du village d'EloundaNous quittons Agios Nikolaos par la rue Koundourou qui se prolonge par une belle route en corniche jusqu'au vieux village d'Elounda à 10 km plus au nord. 

Ce village a la réputation d'être une station chic avec son coeur historique ainsi que son admirable petit port de pêche et de nombreuses terrasses.Le decor est frappant avec ces logements a couleurs multicolores construits dans la montagne et dont les terrasses font face a Elounda

On a construit des trottoirs avec de jolis lampadaires de sorte qu'on puisse pratiquement se rendre  jusqu'au village de Plaka, à 5 km au nord tout en admirant la mer.

La plage de sable près du port est belle et agréable.

À son extrémité sud, le commerce touristique s'est considérablement développé avec de luxueux hôtels et appartements de vacances. En dépit de l'arrivée de ce complexe et des touristes, le village a gardé son charme et son atmosphère d'antan.

 

 

Une plage de gros galets en face du village de Plaka

Plaka

Nous nous rendons dans cet autre minuscule village de Plaka, devenu une station balnéaire recherchée, mais très calme en avril. Il faut vraiment aller voir sa plage de gros galets blancs.

 

Spinalonga

L'ile de SpinalongaAu large de Plaka, nous apercevons l'île de Spinalonga. Fortifiée d'une superbe forteresse par les vénitiens au XVIe siècle, elle servait de protection pour l'accès au golfe afin d'empêcher la conquête par les turcs qui ne parvinrent jamais à s'en emparer, sauf par un décret en 1715.

Cette île a pourtant eu un rôle important dans l'antiquité. Après le rattachement à la Crète en 1903, l'île devint "l'île aux lépreux", endroit où l'on isolait  et soignait les lépreux de 1903 à 1957. 

Aujourd'hui, elle est inhabitée, mais offre une promenade agréable parmi les bâtiments abandonnés. 

Elle est accessible par bateau, une croisière d'une heure, au départ d'Agios Nikolaos. 

 

 Kritsa

Une femme assise dans la rue, un resident avec son ane, c'est beau de voir comment ce petit village a su preserver son authenticiteLa vieille eglise de Panagia KoraEn revenant à Agios Nikolaos, nous prenons la direction de Kritsa, petit village de montagne construit en amphithéâtre. 

Il a su conserver son authenticité grâce à ses habitants qui y maintiennent les vieilles coutumes crétoises et les traditions. 

Il faut absolument monter jusqu'au sommet de ce village pour voir ses ruelles si étroites et ses habitants qui sont assis presque dans le chemin pour regarder ce qui se passe. 

L'endroit est aussi typique avec ces personnes qui voyagent à  dos d'âne ou qui transportent leur bois avec cette même bête. 

Du sommet, on a une belle vue sur Kritsa et sur les montagnes environnantes.

Peu avant le village, il s'y trouve l'une de plus belles églises de Crète à trois nefs "Panagia Kora" dont le début de la construction remonte au début du XIIIe siècle. 

Ce bâtiment est vraiment rudimentaire de l'extérieur. L'intérieur abrite de très belles fresques restaurées des XIVe et XVe siècles.

 

  Héraklion

Le port d'HeraklionLa tombe de l'ecrivainPrincipale ville et capitale de la Crète depuis 1971,  Héraklion (voir la carte) a conservé ses anciennes fortifications, longues de 4 km et (commencées en 1462 pour se terminer presque un siècle plus tard) renforcées par 7 bastions qui sont encore en très bon état. 

Sur le bastion Martinego, le mieux conservé et le point le plus haut de la ville, on jouit d'une  vue panoramique sur celle-ci.  

Sur ce même bastion, se trouve la tombe sobre du plus grand écrivain crétois Nikos Kazantzakis. Étant donné son point de vue non orthodoxe, l'église orthodoxe refusa de l'inhumer dans son cimetière. Une inscription est écrite de sa main sur sa tombe: "Je n'espère rien, je n'ai peur de rien, je suis libre".

Héraklion, bien que très vivante, est la moins pittoresque des autres villes et présente peu d'intérêt culturel à l'exception du musée archéologique et de certains endroits qui méritent une visite. En voici une brève description.

 

Le musée archéologique

Statuettes de bronze Situé dans la rue Xanthoudidou (près de la place Eleftherias), ce musée justifie à lui seul une visite, car il est le plus important de la Crète et le deuxième de Grèce après le Musée National d'Athènes. 

Ce musée, unique au monde en son genre, présente un aperçu des plus complets sur les différentes phases de la civilisation minoenne.Disque de Phaestos

Avec ses 20 salles bien identifiées, il renferme la presque totalité des trouvailles découvertes en Crète, remontant jusqu'à 5 000 ans avant J.C.. 

 Parmi les pièces les plus célèbres, on peut admirer de magnifiques fresques d'art Minoen, un vase en relief des moissonneurs, les vases de style de Camarès, les déesses aux serpents, la tête de taureau, le jeu d'échec, des statuettes funéraires en bronze ainsi qu'un sarcophage en pierre d'Agia Triada. Celle-ci était la demeure royale qui, selon l'information, était le palais d'été de la dynastie de Phaestos dont on peut voir les ruines situées à 3 km du site archéologique de Phaestos. 

Finalement,  le disque de Phaestos: le message n'a pas encore été déchiffré de façon définitive, mais on prétend qu'il s'agit d'une prière, d'un mauvais sort, d'un théorème géométrique ou d'un appel aux armes. 

 

 Le fort de Koules situe a l'entree du portLe vieux port

Réservé uniquement aux petits bateaux de pêche, il vaut le détour. 

Il est fascinant de voir travailler ces pêcheurs dans leur petite embarcation de couleur différente.  

À l'entrée du port, il faut aussi se rendre à l'imposant fort de Koules construit entre 1523 au 1540 par les vénitiens afin de défendre la ville.

 

L'eglise Saint-TitusL'Église Saint-Titus

Construite en 1466 par les vénitiens, ce superbe monument était utilisé comme église catholique. Par la suite, les turcs la transformèrent en mosquée. Des tremblements de terre violents la détruisirent en 1856.

Les habitants de la ville la reconstruisirent en 1872 sur ses fondations d’origines, mais en la transformant en une église orthodoxe. 

Elle contient le crâne de Saint-Titus, patron de la ville et disciple de l'apôtre Paul.

 

Les endroits très animés

La fontaine Morosini situee a Place Venizelou Place Eleftherias à l'entrée sud de la ville qui regroupe plusieurs cafés & terrasses, dominée par des lampadaires  à la silhouette futuriste.

Pour l'ambiance, rendez-vous à la Place Venizelou où se concentrent terrasses et cafés. 

Réservée aux piétons, cette place est rehaussée par la belle fontaine Morosini (1628) dont le vasque supérieur est supporté par des lions de marbre. C'est une des plus connues de la ville et un des plus beaux monuments.

Juste en face, il ne faut pas manquer la ruelle Dedalou qui est une voie piétonne pleine de charme, nous menant à la Place Eleftherias.

 

Le musée archéologique de Cnossos

Le palais de CnossosSitué à 5 km au sud-est d'HÉraklion, Cnossos (voir le plan), le palais du roi Minos avec ses 2 000 d'existence avant J.C., est la plus ancienne cité de la Grèce.  Il y vivait 50 000 personnes.  

C'est le plus réputé et le plus visité site archéologique crétois et l'un des vestiges antiques les plus impressionnants du monde méditerranéen.Quelques jarres pour conserver l'huile d'olives, retrouvees a la suite des fouilles

Cette cité de prestige fut probablement détruite en 1700 avant J.C., suite à un gigantesque  raz-de-marée provoqué par l'explosion du volcan à Santorin

Après des fouilles à la fin du XIXe siècle, le palais fut presque entièrement dégagé lors de la première moitié du XXe siècle. On a dénombré près de 800 chambres bien que le nombre devait atteindre plus de 1300, réparties sur 5 étages.

Aujourd'hui, on peut visiter les vestiges du palais minoen, sanctuaire, bains publics minoens, théâtre, couloir de la procession, crypte aux piliers, salle du trône, magasins et maisons.

Étant la première fois que nous visitons un site archéologique en Crète, le sentier et les indications pour trouver les vestiges sont parfois difficile à repérer. Il faut donc s'armer d'un bon plan des lieux.

 

Gortis

Les vestiges de la basilique bysantine Saint TitusDe Héraklion, la route #97 nous mène au sud-ouest de l'île et plus précisément à Gortis (35 km), situé dans la plaine de Messara, pour visiter la cité antique de Gortyne.

Ville morte dont les ruines dispersées sous de magnifiques oliviers, on y découvre la plupart des bâtiments publics et religieux que devait comporter une telle cité.Les vestiges du theatre Odeon

Il faDes mimosas crétoises découvertes sur le site de Gortisut voir les imposants vestiges de la basilique byzantine Saint Titus à trois nefs, construite au VIIe siècle avant J.C. C'est le Ier temple chrétien en Crète bâtit par Saint Titus, endroit même où l'évangélisateur fut martyrisé. Il était l'étudiant de l'apôtre Saint-Paul. 

On peut aussi visiter le petit  théâtre à gradins l'Odeon construit au début du 2e siècle. 

À l'arrière du théâtre, il faut prêter une attention à un texte gravé sur des pierres en caractère dorien: ce sont les fameuses lois de Gortyne, (abritées et protégées par des grilles) datant de 450 ans avant J.C. et comportant plus de 17 000 signes. 

Selon l'information, ces lois sont une sorte de code  civil régissant la liberté de l'individu, statuant des cas de violence contre sa personne, de la division patrimoniale, des successions, des dons, etc.

 

Phaestos

Le site archeologique dans son etat actuelDe Gortis, nous continuons vers les ruines du palais de Phaestos. Là encore, c'était l'une des plus anciennes cités de Crète.Une figue de mer retrouvee dans le site de Phaestos

Bien situé sur une colline, ce palais domine à perte de vue la plaine de Messara avec ses oliviers et orangers.

Ce site minoen est le second en importance après Cnossos. Moins grand que ce dernier, les bâtiments furent toutefois construits avec plus de soin et avec des matériaux de  meilleure qualité.

Ce palais a été construit entre 2 000 et 1 650 avant J.C. et fut détruit par un tremblement de terre. Il fut reconstruit entre 1650 et 1400 avant J.C. selon un plan semblable à celui du palais de Cnossos. Aujourd'hui, ces ruines sont les mieux conservées.

Étant moins étendu que Cnossos, il est plus facile à visiter, même avec son formidable labyrinthe de murs et d'escaliers.

 

 

Mochlos

Un paysage naturel a MochlosDemeurant à Istro, nous partons vers Sitia.

Chemin faisant, nous bifurquons vers Mochlos dont la route très sinueuse nous descend en bord de mer, jusqu'à ce hameau de pêcheurs situé dans une jolie crique. 

Très à l'écart de la route principale, c'est l'endroit privilégié pour ceux qui veulent la tranquillité. 

Il y a une halte agréable sur le port avec quelques terrasses.

Et pour ajouter au décor, il s'y trouve un îlot désert en face du village abritant un minuscule site archéologique de l'époque minoenne.

 

Sitia

La promenade longeant le portNous continuons vers une autre ville portuaire, Sitia avec ses 85 000 habitants, située dans la partie la plus aride de la Crète.

Mais la route pour s'y rendre est très tortueuse et presque toujours accrochée à la montagne. Si vous n'êtes pas pressé et que vous aimez le décor panoramique avec la mer, ce décor est pour vous.

Sitia est différente des autres villes, car l'atmosphère y est encore authentique et plus calme, car peu affectée par le tourisme.

C'est pourtant une petite ville bien jolie, construite en amphithéâtre, à flanc de colline, face à la baie qui sert de rade réservé principalement pour ses pêcheurs.

L'activité est concentrée dans le quartier du port. D'ailleurs, une agréable promenade l'entoure ainsi que de nombreuses terrasses. Il ne faut pas manquer  le musée archéologique, une petite galerie lumineuse et bien organisée où vous bénéficierez d'explications en anglais et en français.

Selon l'information, la ville fut détruite par un tremblement de terre en l'an 1508.

Monastère de Toplou

L'entree principale par la porte gothiqueUne partie de la cour intérieureEn continuant vers le sud, la route grimpe sur un plateau aride d'où apparaît ce riche et puissant monastère forteresse.

Toplou, nom d'origine turque qui signifie "monastère aux canons", était un centre de réunion des révolutionnaires et des combattants pour la liberté pendant la Révolution Grecque (1821) contre les turcs. 

En raison de cette résistance,  les  turcs pendirent 14 moines de la porte principale. 

Fondé au XIVe siècle, il ressemble à une forteresse avec ses murs très épais et une porte massive à l'entrée. 

Il fut d'ailleurs un centre de refuge, car les moines abritèrent des résistants face aux allemands pendant la seconde guerre mondiale.

L'entrée nous amène à une belle porte gothique qui nous donne accès à la cours d'entrée qui précède une cours intérieure entourée d'arcades et d'escaliers menant aux chambres.

Il est possible de visiter la toute petite église voûtée ainsi que le musée abritant une collection d'icônes du XVe au XIXe siècle dont sa célèbre icône "Gloire du Christ"  et des fresques byzantines. 

 

Vaï

La plage de VaïUne petite partie de la palmeraie ou les baigneurs se protegent du soleil lorsqu'il fait trop chaudÀ l'extrémité de l'île, on découvre Vaï, site célèbre pour sa superbe plage de sable noir, bordée par la seule palmeraie naturelle d'Europe. 

À ce qu'on dit, elle serait la plus grande et la plus belle de ce continent. L'endroit en fait une des destinations crétoises incontournables.

Cette palmeraie est toutefois fermée au public pour la protéger.

Pour avoir une excellente vue de la plage et de la palmeraie, on a accès à un observatoire situé au-dessus du restaurant de la plage. 

La vue est très panoramique.

 

Ierapetra

Une vue de IerapetraLa route à partir de Pahia Amos traverse l'île du nord au sud par une vallée verdoyante avec différentes plantations et ce jusqu'à Ierapetra.

C'est la seule ville portuaire située sur le côté sud de la Crète et aussi la ville la plus au sud de l'Europe.Le port des pecheurs de Ierapetra

Bénéficiant de plus de 340 jours d'ensoleillement par année, c'est l'endroit où il y a moins de précipitation dans toute la Grèce.

Encore là, ce port est fascinant  en ce sens qu'il y a une longue plage bordée d'une belle promenade et où se succèdent cafés et terLa fontaine ottomane au coeur de la vieille villerasses.

À l'extrémité ouest du port, se trouve une vieille forteresse à bastions (le fort de Kales) construite au XIIIe siècle par les vénitiens. 

 Elle a été quelque peu restaurée et est maintenant utilisé comme théâtre en plein air, lors de festivités culturelles en saison estivale. 

Juste à côté, il est agréable d'aller flâner au port des pêcheurs. 

Dans la vieille ville, il faut aller à l'extrémité de la rue Anagnostaki, soit au Tzami Square où il se trouve la très vieille fontaine ottomane, construite par les turcs.

 

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