Le Péloponnèse

    
 

Magnifique allee du site archeologique d'OlympieL'entree de la tombe d'Agamemnon a MycenesMonument de Laekarina Bouloulina dans l'ile de Spetsae

 

 

Bon à savoir...

Le nouveau pont Rion-Antirion traversant le fleuve de CorintheDe Delphes, nous rejoignons la #E65, une route superbe avec de beaux points de vue sur le fleuve de Corinthe. 

Elle nous mène jusqu'au nouveau pont de Rion-Antirion, un chef-d’oeuvre d’ingénierie inauguré le 7 août 2004. C'est le plus grand pont à haubans (câbles servant à maintenir et à consolider un pont) d’Europe. 

Long de plus de deux kilomètres pour traverser le fleuve de Corinthe en direction de Patras, ce pont relie la Grèce centrale au Péloponnèse. Le coût est de 10 euros en 2005. Pour plus de renseignements techniques, nous joignons un diaporama sur ce fameux pont.

La péninsule du Péloponnèse est localisée dans la partie sud du pays. Le fleuve de Corinthe ainsi que son canal sépare le Péloponnèse au reste de la Grèce. 

Si vous regardez bien la carte, vous constaterez que cette partie de la Grèce ressemble à une main.

Carte de la region du PeloponneseDans cette région se trouvent de nombreuses cités importantes de l’Antiquité  comme Mycènes, Mystras et Olympie – lieu  de naissance des Jeux olympiques antiques. 

C'est une région aux villages blottis dans la roche grise et le genêt dont le climat tempéré favorise la culture de la vigne et de l’olivier. 

Et pour nous, c'est la région des fleurs en raison de la quantité et de la diversité  en cette période de l'année.  

Comme partout en Grèce, il fait très chaud en été mais le temps sec rend la chaleur supportable même dans les montagnes... À condition d'adopter le mode de vie local : profiter des matinées et des soirées, et faire des siestes l'après-midi.

Même si ne nous y arrêtons pas, Patras est la quatrième ville du pays baignée par la mer Ionienne qui relie la Grèce à l'Italie.

De Patras, nous prenons la route #E55 jusqu'à  la petite ville d'Olympie qui est un passage obligé.

 

Olympie

Cette ville, sans intérêt particulier, est située à 110 km au sud de Patras dans le Péloponnèse occidental et à 320 km à l'ouest d'Athènes. Le but de l'arrêt est d'aller visiter le site archéologique.

 

Hébergement

Nous avions réservé à cet endroit une chambre à l'hôtel Kronio. C'est une entreprise familiale dont le bâtiment est propre, bien entretenu et un petit-déjeuner copieux. C'est l'un des endroits, rapport qualité/bon confort.

De cet endroit, nous pouvons nous rendre à pied au site archéologique.

 

Site archéologique d'Olympie

De belles colonnades doriques cernant la PalestreCe site, (voir le plan) situé au pied du mont Kronion et à proximité de la petite ville d'Olympie et dont les ruines témoignent de la grandeur d'un sanctuaire, fut l'un des symboles de l'unité de la Grèce antique, grâce aux jeux olympiques. 

Il s'y trouve un dédale de vieilles pierres dans un parc d'oliviers et de chênes centenaires. Au cours de notre visite dans les allées, on respire le parfum de ces magnifiques arbres en fleurs qui bordent les chemins...

Il fut proclamé monument du patrimoine culturel par l’Unesco en 1989. 

Les fouilles ont commencé en mai 1829 par des archéologues français. Lorsqu'ils ont trouvé des objets, on les a transférés au musée du Louvre à Paris. 

Le gouvernement grec, ayant été mis au courant de ces fouilles, a arrêté ce projet. Ce n'est que 45 ans plus tard que la recherche a continué par par des archéologues allemands.

Dans l'Antiquité, c'est là que les habitants célébraient tous les quatre ans les Jeux Olympiques, lesquels auraient commencé vers l'an 776 L'ancien stade olympique avant J.C. pour se terminer en l'an 393 après. J.C. 

Tous les peuples grecs étaient convoqués pour ce rassemblement à la fois sportif, politique et religieux. Une trêve sacrée régnait pendant leur célébration et elles donnaient à tous ces petits peuples, ordinairement si divisés, une occasion de fraterniser par diverses fêtes, célébrations et concerts...

Durant sept jours, les meilleurs athlètes s'affrontaient et le gagnant recevait tous les honneurs en plus d'une couronne d'olivier. Pourquoi cette couronne d'olivier? Parce que c'était le symbole de la force et de la sagesse en Grèce antique.

À l'époque, on appelait l'huile d'olive, huile d'or, car elle servait à enduire et à assouplir Malgre tout, un beau paysage a travers ces ruines le corps des athlètes.

Les épreuves sportives consistaient à plusieurs types de courses à pied, le disque, le javelot, la boxe, la lutte et le pancrace, un mélange de lutte et de pugilat et les courses de chars dans l'hippodrome.

Finalement, ce sanctuaire perdit toute importance religieuse à la fin du règne de l'empereur romain Hadrien au IIe siècle après J.C. et les jeux furent interdits par l'empereur chrétien Théodose en 393.

Actuellement, le site est Le batiment ou etaient situes les bains romains composé exclusivement de ruines. Toutefois, on peut voir d'imposantes fondations dont la structure du temple construit pour Zeus, lequel est le plus connu du site. 

On peut aussi admirer les fondations d'autres temples, des colonnades, autels, d'innombrables découvertes archéologiques dont le sommet est l'Hermès de Praxitèle, chef-d'oeuvre de l'art sculptural ainsi que tous les vestiges de toutes les installations sportives destinées à la célébration des jeux antiques.

Quelques-uns des principaux monuments et lieux:       

LE TEMPLE DE ZEUS.  

Il ne reste que des morceaux de colonnes du temple de ZeusCe temple d'ordre dorique (le plus ancien des ordres d'architecture de la Grèce antique, caractérisé par des colonnes à lignes vives) a été construit au milieu d'un grand sanctuaire entre les années 470 et 456 avant J.C. sous la direction de Libon, architecte du pays. Les dimensions étaient imposantes de sorte que ça lui donnait une image impressionnante. 

Il y avait une galerie à 6 colonnes sur chaque façade et 13 colonnes sur le côté. Ces immenses colonnes malheureusement ont été éparpillées par un tremblement de terre survenu au VIe siècle après J.C. et qui a probablement détruit la statue de Zeus.

Cette oeuvre a été réalisée en or et en ivoire par le sculpteur Phidias. Elle était haute de 13,5 m et  était considérée comme une des sept merveilles du monde. 

Au même niveau que le temple d'Héra, le temple de Zeus dominait le sanctuaire dû à sa taille, aux colonnes en pierre de ses côtés et aux frontons magnifiques avec les compositions sculptées dans le modèle grave, comportant Zeus et Apollon en tant que ses figures centrales.

Le Temple dHeraLE TEMPLE D'HÉRA.  

Ce temple date de la fin du VIIe siècle avant J.C. Il était consacré à la femme du dieu, Héra. Il était l'un des exemples des plus anciens des temples de l'architecture grecque.

C’est dans ce bâtiment qu'on a découvert, en 1877, la fameuse statue de l’Hermès de Praxitèle.

L'ENTRÉE DU STADE. 

L'entree du stadeIl date du Ve siècle avant J.C. Sa superficie est de 212.54 m de long et 28.50 m de large. Ce stade n'a pas de gradins sauf pour les officiels. Un simple talus suffisait pour contenir jusqu'à 20 000 spectateurs. 

A l'époque hellénistique (période de la civilisation grecque allant de la conquête d'Alexandre - l'an 331 avant J.C. à la domination romaine - l'an 31 avant J.C.), le stade était relié à l'angle Nord-Ouest du sanctuaire par un étroit passage voûté appelé Crypte. 

Aujourd'hui, il ne reste qu'un morceau de cette voûte appelée crypte.

LA PALESTRE.  

Érigée au cour du IIIe siècle avant J.C., cet endroit était destiné à l'entraînement des athlètes à la lutte, à la boxe et au saut.

De forme presque carrée (66,35 m par 66,75 m) elle était composée d'une cour cernée de colonnades doriques sur laquelle s'ouvraient des pièces : bains, vestiaires, salles de massage, salles avec banquettes Le gymnase pour l'enseignement et parloirs destinés aux athlètes et à leurs entraîneurs.

LE GYMNASE.  

Ce bâtiment rectangulaire relié à la Palestre, datant du IIe siècle avant J.C., était fermé avec une grande cour. 

C'était le lieu d'entraînement pour les sports qui demandent de l'espace : le disque, le javelot, la course.  

LE BOULEUTÉRION. 

Vers le milieu du VIe siècle et du Ve siècle avant J.C., on construisit ce bâtiment qui comprenait deux ailes. L'une d'entre elles servait de salle du Conseil. 

Entre ces deux bâtisses se trouvait l'autel de Zeus Horkios, sur lequel les athlètes prêtaient serment avant les jeux.

LE LÉONIDAION.  

Ce bâtiment qui servait d'hôtellerie avec ses 80 chambres a été construit en l'an 330 avant J.C. 

Il a été baptisé du nom de son donateur et architecte, Léonidas de Naxos. Il hébergeait les invités et les L'atelier de Phidias fonctionnaires étrangers importants.

L'ATELIER DE PHIDIAS.   

C'est à cet endroit que cet artiste a réalisé la statue d'or et d'ivoire de Zeus, le dieu des dieux. 

Dans et autour de l'atelier, on peut voir des outils, moules et d'autres objets que Phidias utilisait pour son travail.

 

LE PHILIPPÉION.   

C'était un magnifique édifice circulaire en marbre, entouré de colonnes ioniques et couvert d’un toit conique.

Sa construction fut entamée par Philippe II de Macédoine, en souvenir de ses victoires tant militaires que sportives. Il avait déjà remporté à l'époque plusieurs courses de chars.

LE MUSÉE.  

ZeusHermes de PraxiteleIl ne faut pas manquer la visite du musée, attenant au site. Il y a à l'intérieur des sculptures très impressionnantes, des statuettes en bronze, la reconstitution des deux frontons du temples de Zeus et beaucoup d'objets provenant des fouilles.

On y admire aussi L'Hermès de Praxitèle, considéré par certains spécialistes comme l'unique sculpture authentique en marbre de Paros, attribué au célèbre sculpteur athénien Praxitèle, retrouvé en 1877 dans le temple d’Héra. 

La statue représente le dieu Hermès portant le petit Dionysos, fils de Zeus, sur le bras gauche et levant la main droite pour lui montrer une grappe de raisins. 

La figure témoigne du talent de l'artiste, qui maîtrisait parfaitement les nuances de modelé, travaillant presque exclusivement le marbre.

 

Carte d'affaire de la taverne AigianRestauration

Le propriétaire de l'hôtel nous propose la taverne Aigian, à proximité. Le choix est excellent et à un coût plus que raisonnable (25 euros pour deux).

 

Autre hébergement

À titre d'information pour les voyageurs francophones, une amie, Gracieuse, nous fait part qu'elle connaît un couple d'amis (Isabelle et Nikos) qui possèdent deux logements sur la côte-ouest du Péloponnèse, situés entre Zacharo et Kyparissia. Pour plus d'information, on peut consulter leur site Internet : http://moriatholo.com

Comme on parle français, c'est certainement un avantage important pour nous francophones qui voulons visiter cette magnifique région du Péloponnèse.

 

Kalamata

En ce 30 avril, nous quittons Olympie pour descendre vers le sud. 

 Nous prenons les routes, #E55 et #E65 jusqu'à Kalamata où l'on traverse les célèbres oliveraies de Kalamata. 

Un pot d'olives de KalamataLa route longeant le golfe de Messenie a KalamataLes oliviers au tronc noueux sont omniprésents. Cet arbre produit ici l'une des meilleures olives au monde, petite et au goût prononcé.

Nous traversons cette ville qui est aussi une station balnéaire nichée au fond du golfe de Messénie et nous suivons la route qui longe la mer. 

À Kalamata même, il y a une promenade intéressante recouverte de palmiers qui côtoie la route et qui donne accès à une plage propre formée de sable blanc. 

De là, nous avons une vue panoramique des montagnes ceinturant la mer, mais la chaîne montagneuse du Taygète barre l'horizon du côté est de Kalamata.             

Nous suivons la route longeant la mer que l'on aperçoit sur la photo. Par la suite, cette voie carrossable se transforme en route de montagne pour rejoindre le petit village de Kalianeika. 

 

Kalianeika

Hébergement

La maison des proprietaires incluant l'annexe en locationLes proprietaires: Jackie et Martin WoodinDans ce minuscule bourg d'une cinquantaine  de résidents, nous avions réservé un appartement à cet endroit: Olive Grove Apartment.

Comme on peut le voir sur le site, il s'agit d'une résidence privée à laquelle les propriétaires ont fait une annexe afin d'en faire la location.

Originaires d'Angleterre, ils ont vendu leur propriété afin de venir s'établir dans cet endroit retiré du Péloponnèse. 

Nous avons droit à une réception très chaleureuse de leur part, sans oublier qu'ils ont mis à notre disposition beaucoup de victuailles (pain, lait, vin, bière, etc.) dans le frigidaire afin de nous Coucher de soleil pris de notre maison en location accommoder.

De l'intérieur de notre logis ainsi que sur la terrasse, nous avons une très belle vue sur le golf de Messénie.

De notre logis, nous rayonnons dans cette région afin de visiter différentes places.

 

La Pâques grecque

Carte montrant la route qui sillonne le long du golfe Messenie de Kardamili jusqu'a Aeropli. Au sud, c'est la partie du MagneEn ce dimanche du 1ie mai, c'est le jour de Pâques chez les grecs. Nous partons en direction de Kardamili pour se rendre jusqu'à Aéropoli et, par la suite, entreprendre la découverte de la région du Magne. 

Cette route de montagne serpente au gré des lacets avec une vue sublime sur le golfe de Messénie pour rejoindre le Magne, l'un des doigts sudistes du Péloponnèse.

Au cour de ce trajet, nous nous arrêtons dans certains petits villages typiques. 

Ce qu'il y a de particulier en ce jour de Pâques, c'est la cuisson de l'agneau sur le Grill avec cette odeur odorante. 

La Pâques grecque orthodoxe est la réjouissance de tout un peuple car c'est leur plus grande fête religieuse. 

Elle débute une semaine avant le grand jour. Il s'agit d'une vraie période de jeûne avec différentes processions pour préparer la Résurrection du Christ.

Le jour de Pâques, les familles se réunissent pour partager l'agneau grillé à la broche que l'on fait cuire en plein air. 

On installe alors les accessoires soit dans les cours de maison, soit dans des terrains vides ou à la campagne. 

Equipement pour la cuisson de l'agneau La broche est tournée lentement par une personne qui enduit de temps en temps l'agneau avec un mélange d'huile, d'origan et de citron Des agneaux en train de griller a la broche à l'aide d'un pinceau. 

La photo montre la devanture d'une boutique exposant des accessoires que pour Pâques (barbecue, rôtissoires, etc). 

Ces grandes rôtissoires sont destinées aux gens qui y font cuire leur mouton familial.

L'abondance de la nourriture, la bonne humeur, les chansons et les danses locales font que cette fête avant tout religieuse devient aussi une fête familiale. 

C'est l'occasion de vous offrir des oeufs peints ou colorés en rouge, symbolisant le sang du Christ. Faisant partie intégrante de la tradition pascale, on dit qu'ils sont des portes bonheur.

Des oeufs colores ou peints pour la Paques grecqueIl y a aussi la tradition de <<LA BATAILLE D'OEUFS POUR FÊTER LA PÂQUES GRECQUE>>.      Elle consiste à offrir des oeufs à quelqu'un d'autre (chacun doit avoir le même nombre d'oeufs). Les duels se fonts deux par deux. Chaque participant tente de casser l'oeuf de son adversaire en le frappant avec son propre oeuf. Tout l'art du jeu est de jouer avec les points de résistance des oeufs. Le gagnant est celui qui parvient à conserver son oeuf intact. À la fin des duels, gagnants et perdants mangent ensemble les oeufs.

 

Kardamili

KardamiliLa route est comme les montagnes russes de sorte que nous descendons lentement jusqu'à Kardamili qui nous attend dans une crique.  

Le petit port de pêche est une halte touristique. On admire les vieilles maisons de pierre dans les rues fleuries...

En passant, si vous aimez le miel, achetez du miel de thym au goût incomparable à Kardamili, c'est un régal! 

Le miel grec est réputé dans le monde entier pour sa qualité, son arôme et son goût exceptionnel. Il est principal fait de nectar d'arbres fruitiers et d'agrumes (citronniers, orangers, thym et de pin).

 

 
Agios Nikolaos

Le port de Agios NikolaosJoli minuscule village de pêcheurs dont le petit port est entouré de tavernes. 

Ce petit joyau mérite sans hésitation le détour...

 

Platsa

Il faut aller voir les deux belles églises byzantines.

 

Langada

Il faut arrêter voir la vieille église du village. On ne peut la manquer car elle est située sur la route principale.

 

baie de Limeni

Baie de Limeni

Avant d'arriver au village d'Aéropoli, nous contournons cette pittoresque baie et traversons deux villages: Limeni et Nea Itilo. 

La route, à cet endroit, est tellement panoramique qu'il faut absolument s'arrêter pour photographier.

 

Aéropoli

L'eglise Agios IoannisCe joli village marque l'entrée du Magne qui en a fait son chef-lieu.

Il fait bon marcher pour découvrir certains endroits intéressants à visiter:

- L'église des Tarxiarques qui date du XVIIIe siècle.

- La minuscule église Agios Ioannis et ses fresques du XVIIIe siècle.

- La petite place centrale, ceinturée de plusieurs auberges, est très animée en ce jour de Pâques. 

Elle est dominée par une belle statue de Petros Mavromichalis qui lança la guerre de l'indépendance, le 17 mars 1821 alors que les Manïotes organisent la révolte  contre les Turcs.

 

Le Magne

Le genre de montagne denudee que l'on aperçoit dans le MagneArrivés au village d'Aéropoli, c'est le début d'un autre trajet dans la région appelée le Magne (aussi le Mani), situé à l'extrême pointe méridionale de cette péninsule du Péloponnèse. 

Nous descendons jusqu'au bout de la pointe du côté ouest pour revenir par le côté est, ce qui nous ramène au point de départ, soit Aréopoli. 

Cette région montagneuse, aride et dépeuplée forme un promontoire dont les caps et les baies sont battues par le vent et les vagues entre les golfes de Messénie et Laconie.

Le Magne est caractérisé par ses Un bel exemple de ces tours villages fortifiés dominés par nombreuses tours de défense (environ 800) dont plusieurs sont abandonnées, d'autres restaurées et aménagées en hôtel. On y voit aussi de nouvelles résidences imitant le même style de construction. Cette région possède de magnifiques endroits plein d'authenticité.

La plupart de ces minuscules villages, accrochés au flanc de la montagne, tels que  Geroliménas, Koita, Vathia, Nómia, Lagia et Flomochori, à l'allure grisâtre de type médiéval sont une collection de maisons avec des tours carrées en pierre.

La raison de ces tours provenait d'un peuple appelé "Les Manïotes" qui fut chassé de la région de la Laconie et qui est venu s'établir dans le sud de cette péninsule appelée le Magne. 

Lors de l'invasion des Turcs, ils se soulevèrent contre eux entre 1769 et 1821, date à laquelle ils ont obtenu leur indépendance. 

Pour mieux se protéger, ils vivaient en clans et construisirent leur Des fleurs en quantite pour les abeilles maison en genre de tour  dont les plus anciennes remontent au XVIIe siècle. La hauteur des tours allait de pair avec la puissance de chaque famille.

Ces tours grises carrées, mesurant 15 à 25 m de haut, comportent trois ou quatre étages accessibles seulement par échelles et trappes. Percées de rares et petites fenêtres, elles étaient renforcées de bretèches.

Le petit village de Vathia figure probablement parmi les localités ayant la plus grande densité de tours et les moins détruites.

Il y a aussi tellement de fleurs, qu'on L'endroit ideal pour voir cette concentration de tours y voit plusieurs ruchers d'abeilles...

 

Vathia

Ce petit village construit haut perché dans la pointe sud est l'endroit idéal pour voir ces tours érigées sur un piton rocheux.

 

Côte est du Magne

Une chapelle exceptionnelle...Les abords de la route sont beaucoup plus escarpés, mais le paysage des montagnes et de la mer bleue compense, tellement il est panoramique.

Nous nous arrêtons près d'une minuscule et vieille chapelle située entre les villages Tsikalia et Lagia. 

Elle est rustique tout en étant belle et originale de par sa construction dont on ignore la date.

Et c'est le retour à Aréopoli pour, par la suite, revenir à notre logis ce qui nous permet de revoir cette route panoramique. 

Pour nous, cette région est une des plus belles étapes de notre voyage jusqu'à maintenant.

 

Pylos

Carte situant les villes de Pylos, Methoni et KoroniEn ce 2 mai, nous reprenons la route pour aller visiter une autre péninsule située à l'ouest, entre le golfe de Messénie et la mer Méditerranée.

Nous retournons donc vers Kalamata pour, par la suite, bifurquer à gauche sur la route #82 qui se rend jusqu'à Pylos. 

Une bonne partie de cette route passe dans une vallée couverte de  nombreux vergers d'orangers dont la récolte est en cours. Et de nombreux kiosques offrent des oranges fraîches à un prix dérisoire.

En approchant cette jolie Une magnifque vue du port de Pylos bourgade par une colline, il faut absolument s'arrêter au stationnement avant la descente.

Comme la belle température est toujours au rendez-vous, nous avons une vue impeccable sur une partie de cette petite ville, aux maisons toutes blanches à deux étages et construite en amphithéâtre autour du  port. 

Ce dernier est rempli de Le rocher perce pres de Pylos nombreux petits bateaux dans une mer bleue azurée. Quel beau panorama!

Et, au loin, on y admire un rocher situé en pleine mer avec un trou ce qui nous fait penser au "Rocher Percé" de la Gaspésie, au Québec. Il est quand même impressionnant ce rocher lorsqu'on le voit pour la première fois.

Par la suite, nous nous rendons au port qui est en fait la place centrale avec ses terrasses à café, ombragées par d'énormes platanes centenaires, et dont il est agréable de marcher.

De là, nous marchons jusqu'à immense forteresse appelée Neo Kastro (Château Neuf) Une partie de la forteresse Neo Kastro construite sur le sommet de deux collines située à l'extrémité de la baie de Navarin et dominant la ville.

Érigée par les turcs en 1573, elle se divise en 2 sections: l'enceinte du bas château et au-dessus le château qui est une forteresse hexagonale.

Dans l'enceinte, s'y trouve la très vieille église de la Transfiguration construite en l'an 1573, autrefois utilisée comme mosquée et, par la suite, convertie en église chrétienne. Il est impossible de la visiter, car elle est en rénovation.

 

Methoni

Le pont pour acceder a la forteresseEn continuant notre route vers le sud, nous arrivons à Methoni située à l'extrémité sud de la côte occidentale. 

Une autre petite ville qui abrite une des plus célèbres forteresses du Péloponnèse dominant la mer Égée. 

Construite au XIIIe siècle par les Vénitiens, elle est entourée de la mer sur trois côtés et elle est protégée par un profond fossé sur le quatrième côté.

Cette imposante L'ilot de Bourtzi forteresse mérite certainement le détour. 

Son entrée principale (gothique) est précédée d'un pont impressionnant en forme d'arcade qui surplombe un immense fossé. 

On débouche alors sur une terrasse où se trouvait la cité médiévale.

Il s'y trouve une petite église qui fut construite en 1833 par l'armée de libération française. 

À proximité, on peut visiter les vestiges d'un bain turc dont le toit  troué pour aider à l'évaporation est en De l'ilot de Bourtzi, la promenade pour s'en retourner a la forteresse forme de coupole.

À l'extrémité sud de la forteresse, la "porte de mer" donne accès par un pont à l'îlot de Bourtzi avec L'entree de Bourtzi sa pittoresque tour construite au XVIe siècle par les turcs. 

C'est une construction octogonale élégante qui a servi de prison. Les turcs ont torturé et exécuté des gens, tel que le saint patron de Methoni: Gregorios Papatheodorou en 1825.

En montant sur la plate-forme de la tour, on a des vues splendides sur l'enceinte, la rade et les petites îles limitrophes.

 

C'est tranquille en ce temps-ci de l'annee

Finikounda

En direction de Korona, nous passons par Finikounda, pittoresque village de pêcheurs construit dans une baie et jolie petite station balnéaire favorable au surf.

 

Koroni

Le petit port de KoroniNous contournons l'extrémité sud de cette Quel decor dans cette mer d'huile!!! péninsule afin d'atteindre la petite ville de Koroni. 

Encore là, il faut se rendre au petit port animé avec ses terrasses, tavernes, cafés, bateaux de pêche et sa plage; le tout ayant comme fond d'écran une mer bleue émeraude. 

Si vous aimez les olives, goûtez celles de Koroni. Bien quelles soient semblables à celles de  Kalamata, elles sont plus grosses et plus La porte gothique du chateau succulentes.

À pied, nous nous rendons sur un promontoire où se trouve un château byzantin construit au XIIIe siècle, dominant la ville. 

Nous pénétrons à l'intérieur par une imposante porte gothique vénitienne. 

Il n'y a toutefois pas grand-chose à voir à l'intérieur, à part quelques résidences, d'anciens entrepôts et les restes d'une basilique. Mais quelle vue sur le port!!!

Et c'est le retour à notre logis...

Notre correspondante Gracieuse

Préalablement à notre voyage, nous avions correspondu avec cette dame afin d'avoir de l'information sur la Grèce et particulièrement sur le Péloponnèse. 

Bien qu'habitant en France, ce couple possède une résidence secondaire à Koroni.

La jolie peinture de notre correspondanteUn repos apprecie a la vue d'un tel paysageÀ la suite de la publication de notre résumé de voyage, Gracieuse nous a envoyé une photo d'un tableau qu'elle avait déjà peint. 

Ce dernier reproduit très bien une bonne partie de la photo de droite qu'on aperçoit dont le banc où est assise ma conjointe Mariette ainsi que la colonne et ayant comme fond d'écran le château byzantin spécifié plus haut. 

Merci Gracieuse d'avoir eu l'idée de nous envoyer cette magnifique peinture qui fait un lien direct avec notre photo.

 

 

Mystras

Route de Kalamata a Sparte alors que l'on voit MystrasSituée au nord-est de Kalamata et près de la petite ville de Sparte, il faut suivre la #82, extrêmement sinueuse et montagneuse, mais l'endroit mérite vraiment le détour. 

Cette cité ancienne fut inscrite au Patrimoine Mondial de l’U.N.E.S.C.O en 1989. 

On l'appelle la  « Merveille de Morée », haut lieu des arts, capitale de l'empire byzantin du Péloponnèse  pendant deux siècles et dernier centre d'étude byzantine. 

Cette cité nous offre un ensemble exceptionnel de magnifiques monastères, de chapelles en bon état, palais et les ruines de nombreuses  maisons seigneuriales. 

Voici un exemple comment les domes de ces monasteres ont ete construits et comment l'architecture s'est bien conserveeOn a peine à croire que cette ville abandonnée ait pu être l'un des plus importants foyers religieux de l'empire byzantin.

 Elle fut bâtie autour de la forteresse élevée en 1249 par le franc Guillaume de Villehardouin afin de défendre cette cité et la région. Toutefois, la ville fut entièrement abandonnée en 1832.

C'est un immense site à découvrir puisque c'était toute une ville s'étalant de bas en haut. 

Mais elle se dévoile petit à petit compte tenu de son terrain abrupt, car elle fut construite en étage au milieu des cyprès à flanc du mont Taygète. 

En marchant dans les ruelles on est saisi par la beauté du site qui porte fièrement le poids du temps.

Il faut être en bonne condition physique et comme il y a peu d'ombre sur les lieux, il est préférable de s'y rendre de bonne heure le matin car il faut prévoir environ de trois heures pour la visite afin de ne rien manquer.

La cité se divise en 3 parties : au sommet, le château forteresse; par la suite, la ville haute latérale à la forteresse et la ville basse. On peut y pénétrer par deux entrées: l'entrée supérieure qui nous mène rapidement à la forteresse  et l'entrée inférieure, en provenance de Sparte, nous  donnant accès sur la ville basse.

Selon nous, il est préférable de visiter ce site de bas en haut, car le retour est plus facile, étant plus fatigué. 

Nous débutons notre visite par la partie supérieure (entrée secondaire selon le plan) car nous arrivons par la route en provenance de Kalamata. Voici les monuments qui attirent davantage  notre attention.

 

Ville haute

Enserrée dans des remparts du XIIIe siècle, la ville haute se raccorde avec le château forteresse de Villehardouin.

Une partie du chateau forteresse de VillehardouinLE CHÂTEAU FORTERESSE

Le sentier pour s'y rendre est en lacet et assez rudimentaire. L'effort vaut le coût, car nous visitons cette forteresse en ruine, mais on y voit encore de beaux pans de mur en pierre érigés au XIIIe siècle ainsi que ses murailles jalonnées de tours. 

De cet endroit, nous avons un panorama grandiose sur la haute  et ville basse, la ville de Sparte ainsi que sur la plaine de l'Evrotas remplie d'oliviers.

Une partie de l'eglise Sainte SophieÉGLISE SAINTE SOPHIE 

Dans l'enceinte de la ville haute, nous repérons facilement l'église Sainte Sophie de proportions élancées, construite au XIVe siècle ainsi qu'à son réfectoire. C'était l'église du palais. 

L'entrée est façonnée d'un grand portique à coupoles. 

De remarquables peintures murales ont été préservées dans l'églises et les chapelles.

PALAIS DES DESPOTES

 C'est un immense complexe contenant plusieurs bâtiments aux fonctions différentes, érigés en différentes Porte de Monemvasia phases entre les XIIIe et XVe siècles. Malheureusement fermé au public pour rénovation. 

PORTE DE MONEMVASIA

Cette porte monumentale fait le lien entre la ville haute et la ville basse.

 

Ville basse

Elle est aussi enserrée dans des remparts datant du XIVe siècle.

Couvent de PantanassaCOUVENT DE LA PANTANASSA

Ce couvent est encore habité par quelques soeurs qui s'adonnent à de minutieux travaux de broderie dont les touristes peuvent faire des achats. Aujourd'hui, ce sont les seules présences humaines de l'endroit. Ce lieu est majestueux et charmant avec son église coquette qui séduit par son beau décor de fresques aux couleurs lumineuses ainsi et ses peintures murales qui ont été bien préservées.

MONASTÈRE DE LA PERIVLEPTOS

Ce monastère, construit au XIIIe siècle, dont l'église fut construite sous le rocher, est décoré de fresques prestigieuses. Des peintures murales d'une qualité exceptionnelle ont été réalisées au cours du XIVe siècle. L'eglise du complexe de Metropole Elles représentent le Nouveau testament et la Vie de la Vierge.

MÉTROPOLE

Il s'agit d'une église érigée à la fin du XIIIe siècle sous forme de basilique. Il s'y trouve de fresques magnifiques ainsi qu'un musée rassemblant des sculptures byzantines parmi lesquelles un aigle saisissant sa proie du XIe siècle.

Eglise Saint TheodoreSAINT THÉODORE

Cette église fut construite entre 1290 et1295. 

Il s'agit d'un type architecture mixte avec un portique et des chapelles latérales  décorée de remarquables peintures murales datant des années 1310 à 1322.

 MONASTÈRE de VRONTOCHION

On y visite deux églises: L'Église des Saints Théodore réalisée  de plan Monastere de Vrontochion cruciforme date du XIIIe siècle. Aux angles, on découvre 4 chapelles funéraires.

L'imposante Église de l'Odigitria fut construite au XIVe siècle. L'intérieur est décoré de notables peintures murales du XIVe siècle.

###

C'est maintenant le retour à l'auto  qui est plutôt pénible en raison de la chaleur en ce 4 mai. Il nous faut faire l'ascension de la montagne afin d'aller reprendre notre voiture au stationnement supérieur.

 

Monemvasia

Localisation de MonemvasiaMonemvasiaDirection Monemvasia, une presqu'île rocheuse connue également sous le surnom de "Gibraltar de l'est". Ce château médiéval, accolé à une petite ville du même nom, est constituée de deux secteurs: une ancienne ville fortifiée au sommet et d'un village médiéval en contrebas. 

C'est un joyau hérité de l'ère byzantine. 

Monemvasia est située dans la dernière péninsule sud-est du Péloponnèse. Elle est encerclée par le golfe de Laconie et la mer Myrtôo.

Connue également sous le surnom de Gibraltar de l'Est, Monemvasia est un château médiéval de Grèce, accolé à une petite ville du même nom. La majeure partie de ses rues sont adaptées à la circulation des piétons seulement.

Pour s'y rendre, il faut prendre la #86 qui se termine en cul de sac. 

A la vue de cette presqu'île rocheuse, on est bouche bée face à ce spectaculaire paysage naturel.

Les Grecs avaient bâti une première ville, la ville haute appelée la citadelle, Belle promenade le long des fortifications de la ville basse sur le rocher de Monemvasia en l'an 583 après J.C. afin de se protéger des invasions barbares. 

C'était une forteresse naturelle avec une vue splendide sur la ville basse et la côte. 

Aujourd'hui, elle est en ruine sauf l'église byzantine Haghia Sofia. Ce sanctuaire, érigé sur le bord de la falaise et datant du XIe siècle, fut récemment rénové ainsi que ses Du haut de la forteresse en ruine, une vue sur la ville basse ainsi qu'une partie du sentier qui se rend a la ville haute peintures murales.

Par la suite  on a construit la ville basse, endroit où le rocher s'abaisse en pente assez douce pour y accéder et construire des maisons.

Aujourd'hui, relié par une jetée et un pont, car Monemvasia signifie "accès unique", on se dirige vers ce rocher. 

Il cache la ville basse de 90 habitants, toute en étage, car accrochée sur le versant de ce gros rocher abrupt de 300 mètres de haut. 

On a érigé des fortifications autour de la ville basse pour la rendre Place de la Mosquee imprenable.

Et c'est seulement par cet endroit qu'on peut, par un sentier, accéder au sommet sous forme de plateau, d'où l'on peut explorer les vestiges de cette citadelle ainsi qu'une église byzantine perchée sur la falaise. 

Il est impossible de monter par les 3 autres côtés, car ils sont pratiquement à la verticale.

La ruelle principale pour se rendre a la Place de la MosqueeOn accède à la ville basse par une entrée unique soit une porte à passage voûté. 

On poursuit notre chemin jusqu'à la Place de la Mosquée par une ruelle en chicane et enserrée par une muraille qui entoure le village. 

Cette ravissante place montre un canon du XVIIIe siècle ainsi qu'une citerne souterraine. On voit aussi sur la photo, l'église du Christ aux Liens (Christos Elkomenos), ancienne cathédrale construite au XIIe siècle. Observez le clocher à l'italienne.

Par la suite, on découvre un labyrinthe de ruelles pavées de cailloux qui tournent dans tous les sens avec des passages sous des vieux porches. 

le cimetiere de MonemvasiaElles sont bordées d'anciennes demeures en pierre  de plus en plus restaurées, de magasins de souvenirs et de vieilles églises qui donnent un excellent coup d'oeil, tellement elles sont anciennes, mais qui se sont bien conservées.

Attention, les ruelles sont assez escarpées et plusieurs marches sont à moitié effondrées!

Il faut aussi descendre au rempart bordé d'une promenade qu'il fait bon de marcher d'où on a un panorama fantasmagorique sur la mer.

À la sortie de la porte d'entrée de la ville basse et non loin du stationnement, remarquez le magnifique cimetière érigé sur la falaise et bordant la mer.

Monemvasia qui était sous la domination grecque est parmi les villes fortifiées du Péloponnèse qui ont été libérées par les grecs en 1821.

 

L'Argolide

Localisation de Nauplie (Nafplio)Nous continuons notre voyage vers Athènes en allant visiter la dernière péninsule du Péloponnèse située dans la région de l'Argolide. 

De Kalamata, nous suivons la # E65 jusqu'à Tripoli. De là, nous bifurquons à droite en direction de Nauplie (Nafplio). Cette dernière portion de la route est très panoramique.

Cette péninsule que l'on appelle l'Argolide est cet immense bras de terre au sud-est du Péloponnèse. 

Elle attire beaucoup de touristes en raison d'une Un plan de genets le long de la route vers Tripoli concentration de sites archéologiques et de la beauté de sa campagne. 

C'est dans cette région et particulièrement dans les plaines côtières que l'on retrouve la culture des agrumes sans oublier les nombreuses plantations d'orangers, de citronniers et de figuiers sans oublier les bougainvilliers et même des bananiers. 

Nauplie est la capitale de cette région, située dans la baie du golfe de l'Argolide. 

 

Hébergement

Notre villa situee a Drepano au sud-est de NauplieNous avions au préalable loué une petite villa, Anesis residence, pour une semaine située dans la municipalité de Drepano, à 8 km au sud-est de Nauplie. 

L'endroit est en fait le point de départ de plusieurs balades pour nous permettre de visiter non seulement Nauplie, mais aussi la côte ouest du golfe de l'Argolide, Mycènes, Épidaure ainsi que les îles Spetses et Hydra. 

L'endroit très tranquille car les cinq villas ont été construites dans une orangeraie. Et le propriétaire, Christos Chronis et son épouse Chrisanthi sont tout à fait accueillants et prêts à nous aider.  

Quant à la villa, c'est très propre d'autant plus que la construction est assez récente. Dans le prix proposé de 45 euros par jour, il nous offre le petit-déjeuner très copieux qu'il vient nous porter vers 8h00 à chaque matin. C'est vraiment très accommodant.

 

Nauplie

Forteresse palamede surplombant NauplieEn arrivant à Nauplie, nous sommes charmés par cette petite ville, d'environ 9 000 habitants, nichée au fond du golfe d'Argolique. Elle fut construite sur le versant nord d'une presqu'île, au pied de la citadelle de l'Acronauplie et de la forteresse Palamède.

Selon l'information, c'est l'une des plus belles petites villes de la Grèce et il serait dommage de ne pas la découvrir. Le nom de Nauplie signifie: "station navale".

Et ce qui ajoute au charme de cette ville, c'est le petit îlot de Bourtzi, situé à quelques Une parte du port de plaisance et l'ilot de Bourtzi centaines de mètres du quai de plaisance.

Sur cet îlot, un fort marin fut construit en 1471 pour protéger l'entrée du port. Il renferme une tour polygonale et une plate-forme à canons.  

Au siècle dernier, c'était la résidence du bourreau de Nauplie. Aujourd'hui, cet endroit sert d'hôtel que l'on peut visiter l'endroit par des bateaux navettes. 

Une partie de la ville de Nauplie et l'ilot de BourtziNauplie fut la première capitale de la Grèce libérée, au XIXe siècle, soit de 1824 à 1834 après que Athènes lui eut ravi le titre.

La forteresse Palamède, construite sur une colline de 216 m, est accessible par la route mais également par un escalier de 837 marches qui débute à la place Arvanitias dans la vieille ville. 

Ce puissant complexe contient 8 bastions reliés par des voûtes, des couloirs, des passages secrets et jalonnés de tours de guet. 

Le bastion du sud-est possède une belle cour, une chapelle et une prison qu'on a préservée. 

C'est à cet endroit même que l'on a une superbe vue sur la ville, son port, l'îlot de Bourtzi, le golfe et la Le sommet de la forteresse de Palamede plaine de l'Argolide ainsi que les côtes du Péloponnèse. 

De préférence, allez-y en avant-midi, car vous aurez derrière vous le soleil afin de prendre de meilleures photos. 

De là, nous visitons la citadelle de l'Acronauplie. Elle nous fait voir que des vestiges de soubassement. La promenade contournant la presqu'ile et se rendant jusqu'a Nauplie Donc, peu d'attrait sauf un panorama superbe sur la ville et les environs. 

En descendant de cet endroit, on découvre une magnifique promenade circulaire autour de la presqu'île où fut construite la ville. Vraiment agréable!!! 

De  retour dans la vieille ville, on se retrouve sur la place principale appelée Syntagma avec ses minarets et ses tables sur le trottoir. 

Pavée de marbre, elle est entourée de bâtiments historiques incluant un musée archéologique, une mosquée turque, des cafés, boutiques de souvenirs, une banque et un hôtel. 

Une des belles ruelles de NauplieDe là, on a accès à des ruelles pittoresques et trottoirs en marbre bordés de maisons aux balcons en bois fleuries, des fontaines turques, des boutiques souvenirs, le tout harmonieusement ordonné ce qui charme le visiteur.

Un moment de detente au sommet de la forteresse de PalamedeParmi les trois églises, la cathédrale Agios Georgios, construite au XVIe siècle, avec arcades, est un beau monument blanc. 

À l'approche du port, il y a plusieurs terrasses avec une vue splendide sur l'îlot de Bourtzi.

Comme Nauplie est un endroit de pêche, nous apercevons plusieurs pêcheurs et commerces reliés à cette activité: filets, cannes à pêche, etc.

 

Restauration

Si un délicieux repas dans une taverne vous intéresse, allez faire une pause chez Mme Zoé à Tolo, située à proximité de Nauplie. 

 

Mycènes

Cette ancienne ville forteresse, située à 25 km au nord de Nauplie, fut érigée sur une colline dans la plaine de l'Argolide. 

C'était la cité d’Agamemnon et de sa femme Clytemnestre, commandant en chef de l’armée des Grecs lors de la guerre de Troie. 

Une belle vue de la plaine environnanteMycènes est le site principal de l'Argolide en raison de son ancienneté. Ce fut le centre le plus puissant et le plus glorieux de la Grèce, jusqu'à sa destruction par un incendie, en 1100 ans avant J.C. 

Cette cité ancienne a connu sa vie intense entre 1350 et 1200 avant J.C. 

Elle doit sa célébrité à la richesse des objets trouvés lors des fouilles, notamment celles conduites par l'archéologue allemand Heinrich Schliemann entre 1874 et 1876

Il mit au jour de nombreuses tombes à l'architecture remarquable, riches en masques et offrandes mortuaires en or.  

Toutefois, il faut s'attendre de voir beaucoup de ruines, étant donné l'âge des lieux.   

Cette cité ancienne fut inscrite au Patrimoine Mondial de l’U.N.E.S.C.O en 1999. 

En arrivant à Mycènes, ce qui impressionne c'est la taille des pierres; elles sont énormes et pèsent environ 10 tonnes chacune. 

Il est assez facile à visiter en raisons des sentiers bien identifiés et en très bon état. Il faut prévoir environ 3 heures pour en faire sa découverte. 

Les lieux du site attirant davantage notre attention sont:

LES REMPARTS

Construits avec d'énormes blocs de pierres, ils datent en majeure partie des XIVe et XVe siècles avant J.C. La porte des lionnes dont l'épaisseur peut atteindre entre 3 à 8 mètres.

LA PORTE DES LIONNES 

Étant l'accès principal à la ville forteresse, c'est un attrait majeur de voir ces fauves sans tête sculptés au-dessus de cette porte. C'est le plus ancien exemple de sculpture monumentale en Europe. La hauteur et La largeur de la porte mesurent environ 3 mètres. Le linteau monolithe (en un seul bloc de pierre) pèse plus de 20 tonnes.

Le relief de la porte date d'environ 240 ans avant J.C. Ce serait le plus vieux relief européen encore visible. 

LE PREMIER CERCLE ROYAL DES TOMBES

Le premier cercle royal des tombesAprès l'entrée, il faut remarquer une base en forme de cercle. Il est entouré d'une double rangées de dalles (pierres), encore bien visibles. 

C'est un genre de cimetière contenant 6 tombes à fosses rectangulaires dans lesquelles contenaient les corps de 19 personnes. Les défunts portaient un masque mortuaire en or moulé directement sur le visage après le décès.

LE PALAIS

Au sommet, c'est le Palais dont on voit la base du bâtiment. Il remonte au XVe siècle avant J.C. Une série de terrasses s’organisaient autour d’un grand ensemble de plusieurs salles et couloirs dont la salle du trône et le sanctuaire.
À cet endroit, nous avons une vue panoramique sur la plaine.

La citerne secreteUNE CITERNE À CIEL OUVERT

LA CITERNE SECRÈTE 

Ce puits secret que l'on peut visiter à l'aide d'une lampe de poche. En suivant un escalier souterrain de 99 marches, on arrive à 18 m au-dessous du niveau du sol. Il était alimenté par une source qui permettait de tenir pendant de longs sièges.

LA PORTE NORD

 Elle permet de sortir de l'enceinte des remparts.

LA TOMBE D'ÉGISTHE 

En revenant sur nos pas et après avoir sorti de la porte des Lionnes, nous descendons à gauche pour voir l'entrée de cette tombe qui date du XVe siècle avant J.C. dont la voûte s'est effondrée. C'est le nouvel amant  de Clytemnestre (ex-femme d'Agamemnon que ce dernier avait épousé sans son La tombe de Clytemnestre consentement) .

LA TOMBE DE CLYTEMNESTRE 

À proximité, nous entrons dans un lieu où était cette tombe dont la voûte fut reconstituée. Elle date de 1300 ans avant J.C. C'est impressionnant avec sa coupole située à près de 13 m de haut et d'un diamètre.

LE MUSÉE 

Sa construction, qui avait débuté il y a vingt ans, est enfin achevée de sorte qu'il a ouvert en août 2003. 

Masque d'Agamemnon trouve lors des fouilles de ce site archeologiqueLes visiteurs peuvent y découvrir  une multitude d’objets déterrés en plus d’un siècle de fouilles. Environ 2 500 pièces y sont exposées. On y trouve notamment une importante collection de céramiques, d’objets en ivoire, en métal ou en or. Les visiteurs peuvent également admirer une maquette du site de Mycènes, et se faire ainsi une idée de la ville. 

En revanche, le masque funéraire d’Agamemnon qui fut découvert lors des fouilles sur le site, restera exposé au Musée national d’Athènes.

LA TOMBE D'AGAMEMNON

La tombe d'AgamemnonEn quittant le stationnement pour le retour, nous nous arrêtons, quelques mètres plus loin, à cette tombe. 

Il est sans contredit le plus beau tombeau de ce site. Il est accessible par un couloir de 36 m de long et 6 m de large. 

On s'étonne de voir cette superbe construction avec un assemblage  d'une très grande précision et en harmonie. 

Elle date de 1330 avant J.C. et elle aurait été utilisée sur une longue période, sans connaître précisément les dates.

###

Sur notre chemin de retour vers Nauplie, nous arrêtons photographier une belle église (Agia Triada), près de Nauplie, décorée lors de la fête de Pâques.

 

Paralia Astros

Un plan d'ensemble de cette station balneaireEn cette dernière journée de notre séjour de cette région du Péloponnèse, nous partons à la découverte de Paralia Astros et du monastère Loukous.

Chemin faisant, nous explorons la côte située à l'ouest du golfe Argolique, c'est-à-dire la région de l'Arcadie, soit le côté opposé à la ville de Nauplie. 

La route est très panoramique, car nous longeons pendant plusieurs  kilomètres le golfe Argolique.

Le long de ce parcours, il faut absolument tourner à gauche, indiquant Paralia Astros située sur une pointe de terre. 

D'abord, on longe une très belle plage de sable, la plus longue de Moutons et son berger sur une des plages de Paralia Astros la côte. Nous faisons la connaissance d'un couple canadien. 

Et puis, nous apercevons un berger accompagné de ses deux  chiens avec son troupeau de moutons qui se désaltèrent près d'un ruisseau qui se jette dans la mer. Par la suite, le berger et son troupeau poursuivait sa route sur la plage pour finalement regagner la terre ferme où se trouvait le pâturage.

En continuant sur cette route, on arrive à Paralia Astros, une  superbe station balnéaire. 

C'est un endroit recherché par les grecs dont plusieurs possèdent une résidence d'été. En éLe coeur de Paralia Astrosté, il doit y avoir foule...

L'endroit est formidable avec son port bordé de bateaux de pêcheurs et de plaisance.

À l'est du quai principal, on arrive à un théâtre en plein air. 

En continuant vers le haut des grains, ça nous amène à un phare. A proximité se trouve un petit parc admirablement ombragé avec des sièges, des tables, une fontaine, bordé de deux petites églises. Delà, nous avons une vue plongeante sur le golfe d'Argolide. 

Quant au théâtre en plein Le theatre d'ete avec une vue superbe sur la mer air, on y donne des concerts en juillet et août. L'atmosphère doit certainement être spécial de par la localisation de ce théâtre.

En poursuivant notre route, on arrive à Astros, une petite ville qui n'a rien de particulier. 

Delà, on suit l'indication pour Tripoli et à 4 km d'Astros, il y a une indication pour le monastère de Loukous. En arrivant sur les lieux, on constate que l'ensemble de ce monastère est entouré d'un mur de béton blanc.

Il ne faut pas manquer l'occasion de visiter cet endroit où réside des religieuses (fermé de 2 à 4heures). 

Monastere Loukous C'est un monastère de paix et de  sérénité que l'on constate en entrant dans la cour intérieure. L'Église byzantine, édifiée au XIIe siècle, est entourée d'un beau jardin de fleurs. 

Une religieuse vient à notre rencontre pour nous souhaiter la bienvenue et nous faire visiter l'église décorée entièrement de belles fresques du XVIIe siècle.

L'aqueduc historique pres du monasterePar la suite, elle nous invite dans un  autre bâtiment pour nous offrir un café et des bonbons en signe d'hospitalité. 

Elles ne sont que 9 religieuses dans ce monastère.

En sortant du stationnement, on aperçoit les restes d'un aqueduc romain construit pour approvisionner la villa d'Hérode Atticus, une très grande demeure dont on a découvert, suite à des fouilles.

 

Épidaure

Aujourd'hui le 7 mai, nous partons pour Épidaure situé à 30 km à l'est de Nauplie par la route #70. 

Ce qui nous émerveille dans ce site antique, c'est d'abord le théâtre à l'acoustique inimitable et, par la suite, le musée.

Ce site archéologique fut inscrit au Patrimoine Mondial de l’U.N.E.S.C.O en 1988. 

 

Théâtre

CLe theatre d'Epidauree théâtre, l'un des plus beaux hémicycles du monde antique, est adossé à la montagne. 

C'est le joyau de ce site, car il s'est le mieux conservé, étant un chef-d'oeuvre unique de l'architecture grecque. 

 Avec ses 55 rangées dont 34 furent construites au IVe siècle avant J.C. et les 21 autres furent ajoutées deux siècles plus tard, de sorte qu'il peut asseoir 14 000 personnes.

Lors de notre visite, un guide se place sur la pierre circulaire située an bas du stade et demande à tous les visiteurs d'aller J'ecoute les directives du guide s'asseoir dans les gradins et de garder le silence. 

Prenant une feuille de papier, la froissant et la déchirant,  de partout dans le stade on entend parfaitement le bruit , et ce, dans les plus hauts gradins. 

Par la suite, elle laisse échapper une pièce de monnaie et, encore là, le son se propage parfaitement de partout dans le théâtre. Finalement, elle fait venir deux jeunes pour jouer de la flûte à bec et encore là, le son monte jusqu'ai sommet soit à 22,5 m au-dessus du sol. C'est tout à fait déconcertant!

Dû à son esthétique bien réussi et à son acoustique exceptionnelle, ce théâtre est l'un des plus beaux hémicycles de l'Antiquité. Selon Pausanias, la réussite de cette construction provient de Polyclète le Jeune vers 350 avant J.C.

 

Sanctuaire

Sur le site lui-même, les monuments sont en ruine. C'était le sanctuaire d'Asclépios, dieu de la médecine, où fut construit le premier hôpital de l'histoire de l'humanité. En fait, c'était un centre de soins et de traitements curatifs. À ce moment, le théâtre permettait aux malades de se divertir ou bien pour être soignés au stade Le stade par des exercices physiques. 

Les serpents jouaient un grand rôle dans la guérison des malades; ainsi la caractéristique du dieu Asclépios est un bâton où s'enroulent des serpents.

Quant au stade, il fut aménagé au Ve siècle av JC dans un ravin naturel. À tous les 4 ans, il s'y donnait également des jeux et l'on peut encore y découvrir le stade avec quelques gradins.

Comme les travaux de restauration de ce bâtiment sont en cours, il est difficile de bien apprécier.

Ailleurs, il y a aussi beaucoup de restauration de sorte que l'attrait de la visite est moins apparent.

 

Musée

Asclepios, dieu de la medecineUn endroit qu'il ne faut pas manquer, car il s'y trouve divers instruments chirurgicaux ainsi que nombre de belles statues grecques.

Pieces du temple d'ArtemisParmi celles-ci, le célèbre caducée représente Asclépios en vieillard (symbole de la sagesse et de la connaissance).

Il tient dans la main un bâton autour duquel le serpent magique est enroulé.  

On peut aussi voir des statues de la déesse de la santé Hygie.

Il faut aussi porter une attention à la reconstitution partielle de la Tholos avec des éléments authentiques: chapiteaux et caissons de plafonds très finement sculptés.

 

Une belle vue de Nea Epidavros

Nea Epidavros

Par la suite, nous continuons vers cette  petite ville située en bordure de la mer du golfe Saronique. Il s'y trouve un port de pêche et de plaisance vraiment pittoresque avec ses nombreuses terrasses.

 

Monastère d'Agnountos

Situé à 7 km au nord de Nea Epidavros, nous terminons notre journée par la visite de ce monastère.

L'édifice fortifié a été érigé entre les VI et VIIIe siècles. Il comprend une belle cour intérieure et une magnifique église du XIe siècle.

L'intérieur est finement décoré avec ses fresques sur tous les murs, plafond ainsi que la coupole.

Ce monastère est maintenant occupé par des religieuses.

 

Spetsae

Localisation des iles de Spetsae et HydraSpetsae une des plus petites îles du golfe Saronique. 

Nous nous rendons jusqu'au bas de cette péninsule et plus précisément au petit village de Kosta. De là, un bateau taxi nous transporte sur l'île située à 3 km des côtes du Péloponnèse. 

On peut aussi se rendre sur l'île à partir du port du Pirée à Athènes.

Dans cette île, il n'y a pas d'auto sauf les taxis. On y circule soit en On attend l'arrivee des touristes au nouveau port fiacre, à pied, vélo ou moto. 

Nous trouvons dommage de voir et d'entendre le bruit infernal des motos qui circulent avec les piétons, car l'endroit serait tellement paisible...

En débarquant du bateau, on constate que le coeur actuel de la ville est centré près du port. C'est le nouveau port ou quartier de Dapia qui nous accueille avec ses nombreuses boutiques de souvenirs, tavernes et bars ainsi que les ruelles à proximité. 

On y trouve encore des canons ayant servi pour la révolution de 1821.

Il faut retenir qu'à l'est de ce nouveau port, si vous aimez la marche, une promenade se rend à l'ancien centre-ville du nom de Baltiza où se trouve aujourd'hui le vieux port, le quartier des pêcheurs et par le fait même le plus Le vieux port avec ses nombreuses embarcations authentique. 

On voit des ateliers de réparation de bateaux, de nombreuses barques de pêcheurs, des navires de plaisance et des restaurants. 

C'est vraiment un coin intéressant, car vous rencontrerez les véritables résidents de l'île en plus d'être plus tranquille qu'au nouveau port.

À proximité et au-dessus de ce vieux port, se dresse la cathédrale de Spetsae. Construite en 1805, elle possède un superbe clocher fait de marbre de l'île de Tinos ainsi qu'une cour avec un parterre en mosaïque. Sur le parvis, on a une agréable vue sur la mer. Ce lieu est très visité et est célèbre par sa valeur historique. 

Le monument de Laskarina BouboulinaPar la suite, cette promenade se rend à la chapelle de la Vierge d'Armata qui surmonte la colline offrant une vue superbe sur la ville. Elle fut édifiée en souvenir de la victoire des Spetsiotes remportée sur les Turcs en1822. 

Non loin se dresse le phare. De là, on peut remonter vers le nord de l'île pour voir de magnifiques côtes.

Pour les touristes qui veulent faire le tour complet de l'île d'une longueur de 28 kilomètres, on peut louer une bicyclette ou une mobylette.

Spetsae est très fréquenté par la bourgeoisie athénienne qui possèdent de belles demeures d'armateurs et des rues pavées de galets noirs et blancs.

Mais, où que l'on se trouve à Spetsae, on tombe nez à nez sur un monument avec une fière brune aux yeux étincelants;  Laskarina Bouboulina (1771 - 1825), la Jeanne d'Arc grecque qui fut l'héroïne de la guerre de libération contre les Turcs en 1821. Elle fut assassinée en 1825 à son retour sur l'île.

L'île est couverte de pins d'Alep depuis l'Antiquité et où l'atmosphère est particulièrement apaisante.

 

Hydra

Hydra et son portEn ce mardi 10 mai, nous partons pour l'île de Hydra. 

Nous nous rendons jusqu'à la petite ville d'Ermioni qui, en passant, est très jolie avec son port, ses barques de pêcheurs et ses terrasses. 

De là, nous prenons un hydroglisseur pour s'y rendre. Son départ est à 10h00 (environ 30 minutes) et revient à 15h40; assez de temps pour bien visiter cette île.

On peut aussi s'y rendre du port du Pirée à Athènes par hydroglisseur. Environ 3h00.

En arrivant à l'île, c'est le coup de foudre! Nous entrons dans le plus beau port de toutes les îles grecques, car il est situé dans une enclave naturelle. Un petit port de charme et de rêve, mais aussi l'un des plus fréquentés en haute saison. En fait, Hydra est l'une des plus belles îles du golfe Saronique.

Hydroglisseur pour le transport des touristesLa petite ville, de couleur ocre et blanche, est étagée en flanc de montagne autour de cette baie qui ressemble à un théâtre dont la scène est composée du port avec des gradins constitués de maisons aux hautes façades et des volets et encadrements de portes aux couleurs vives. 

Comme les maisons ne possèdent ni jardin ni beaucoup de plantes à cause du manque d’eau dont souffre l’île, les habitants ajoutent des touches de couleurs artificielles pour casser la monotonie du gris et ocre des murs. 

D’apparence aride et dont le sol rocheux est d’un gris très foncé, cette île cache aussi dans son petit port d’imposants hôtels particuliers. Ils furent construits aux alentours de 1800.

Les anes sur le quai attendant l'arrivee des touristesIl faut aussi remarquer les grandes demeures en pierre à deux ou trois niveaux, avec leur toit de tuile qui sont construites en amphithéâtre autour du port sur deux collines arides. 

Ces somptueuses maisons sont la propriété d'Athéniens fortunés qui y passent le week-end.

Hydra est aujourd’hui le rendez-vous des artistes, des peintres, des écrivains. 

La maison Tombazis, ancienne demeure d’armateurs, est aujourd’hui une école de Beaux-Arts. 

L'endroit est tout à fait charmant et sans bruit dérangeant, car les autos et les motos sont interdites. À ce jour, cette adorable petite île n'a jamais connu la circulation automobile, au plus grand bonheur des quelque 3000 habitants vivant en grande partie du tourisme.

Le petit port de KaminiaDans les ruelles, les taxis que vous croisez sont les charrettes à bras ou les convois de mulets; Le seul véhicule automobile autorisé étant le camion de la voirie. 

Par contre, le port est rempli de bateaux et beaucoup d'ânes qui transportent les voyageurs à leur hôtel. Il est entouré de petits cafés et boutiques. 

Il faut toutefois s'éloigner des dizaines de bijoutiers qui vendent or et ambre sur les quais, sans doute la plus grande concentration de la Méditerranée, et remonter des ruelles bordées de lauriers et de citronniers s'inclinant sous des fruits gros comme des pamplemousses. Ce ne sont que terrasses fleuries avec des patios débordant de parfums.

Une magnifique terrasse surplombant le port de pecheurs de KaminiaÀ l'ouest du port, un belvédère ombragé procure une belle vue sur la ville et son port. Des canons gardent l'entrée de la rade. En contrebas, des plates-formes sont aménagées pour la baignade.

Il en est de même à l'est alors qu'il faut se rendre jusqu'au monument où la plate-forme entourée d'un canon donne un agréable point de vue.

Anes transportant du materiel via le sentier pave qui relie la ville de Hydra et KaminiaSi vous avez le temps, continuez votre promenade sur un agréable sentier pavé qui longe le littoral jusqu'à un petit hameau de pêcheurs, appelé Kaminia, construit autour d'une crique et bordant une plage de galets.

Du port, ça prend environ 15 - 20 minutes de marche. Le point de vue est superbe, car ce minuscule village ne manque pas charme. Il ne possède aucun magasin ni café, mais seules quelques tavernes qui servent du poisson frais et des fruits de mer.

Du sentier, on aperçoit l'îlot rocheux de Dokos dans cette mer turquoise. Cet îlot montagneux possède 2 chapelles et une place de camping. 

Dokos est habité par quelques familles et possède un des meilleurs golfs. Peu connu, il abrite des ruines helléniques et le plus ancien lieu de naufrage (1500 ans avant J.C.), découvert par Cousteau.

 

###

Hé voilà, c'est à regret que nous quittons en ce 12 mai cette magnifique région du Péloponnèse pour se diriger vers Athènes, notre dernière étape du voyage.

 

En route maintenant pour Athènes.

     L'île de Crète

    

Les Cyclades
     La Grèce centrale
     Le Péloponnèse
Athènes
     Évasion en Grèce - Retour

 

Accueil 

Menu