Étape #4

 

 

Les Pyrénées 

Le mont Canigou dans les Pyrénées orientales

Un beau paysage des pyrénées orientalesCette région frontalière du sud de la France sépare comme une muraille la France de l'Espagne, de l'océan atlantique jusqu'à la Méditerranée.

Cette chaîne de montagne se divise en trois sections: Pyrénées Orientales, Pyrénées Centrales et Pyrénées Atlantiques.

Quant à nous, notre plan est de découvrir les Pyrénées Orientales

Ce département recèle de trésors dont cinq villages classés parmi « Les Plus Beaux Villages de France » tels que Castelnou, Eus, Evol, Mosset et Villefranche-de-Conflent.

Bordant la Méditerranée et l'Espagne, les Pyrénées Orientales offrent des paysages grandioses et variés allant de la mer à la montagne dont le massif de Canigou qui culmine à 2700 mètres d'altitude.

 

 

Céret

La porte de FranceSur le patio de la residence un beau matin de juinNous avons la possibilité de demeurer neuf jours dans la maison secondaire des parents de l'ami de ma fille ce qui va favoriser la visite des villes et villages environnants.

Comme la résidence est située dans le Haut Céret, endroit appelé ainsi, car en montagne, c'est en même temps une belle promenade à faire par une petite route partant de Céret même. Plus on monte, plus les points de vue sont grandioses.

À la résidence, on peut distinguer par temps clair le château de Quéribus, la méditerranée, le mont Canigou et le soir les lumières de Perpignan.

Située dans le territoire de Vallespir, la ville de  Céret est la capitale de cette région. Elle possède certains vestiges de son histoire telles que les portes de France et d'Espagne du XIVe siècle. 

En nous promenant, le charme du Vieux Céret  nous séduit avec ses ruelles étroites, animées et bordées de platanes centenaires qui ombragent les terrasses.Une magnifique ruelle de Ceret

Sur la Place des Neuf-Jets, il faut porter attention à la fontaine monumentale connue sur le nom de "Font deu Nou Raigts "(fontaine des neuf jets), couronnée par un lion et qui date du XVe siècle.

Le samedi, il faut aller se promener pour voir son marché public qui attire une foule considérable.

L'église paroissiale Saint-Pierre fut construite entre 1729 et 1779 sur l'emplacement d'une église romane.  Elle conserva son clocher et le La fontaine des neufs jetsportail en marbre du XIVe siècle. Nous ne pouvons pénétrer à l'intérieur, car elle est en rénovation.

Au début du XXe siècle, la ville accueillit plusieurs artistes contemporains, tels que Picasso, Manolo, Matisse, Chagall, Dali, etc. lesquels furent attirés par la beauté naturelle de cette ville et de son paysage environnant.

Elle a alors acquis une réputation culturelle internationale, en particulier, à son Musée d'Art Moderne qui a été créé en 1950, grâce aux dons des oeuvres de certains artistes. Il possède en autre 68 oeuvres de Picasso. La visite est indispensable.

À l'entrée de la ville, le célèbre pont du Diable construit au XIVe siècle est un très bel ouvrage à une seule arcade de plus de 45 mètres qui enjambe la rivière Tech.

Céret est la capitale de la cerise, car elle est reconnue pour la production et la qualité de celles-ci depuis 150 ans en raison d'un terroir et d'un climat très favorable à ce fruit.Le celebre pont du diable

Le marche public du samediOù manger?

La carte d'affaire du restaurant Les AbeillesSur la Place des Neuf-Jets à Céret, près de la fontaine du même nom, le restaurant "Le Pied dans le Plat" offre une très bonne cuisine traditionnelle. (Tél. 04 68-87 17 65)

Dans le village "Saint-Jean Pla de Corts", situé à proximité de Céret, il s'y trouve un charmant restaurant familial du nom de "Les Abeilles". (Tél.04 68 83 03 33)

On peut manger une nourriture traditionnelle copieuse à un prix peu dispendieux. La terrasse du restaurant nous offre un décor fort simple, mais le personnel de la maison est fort accueillant.

 

Castelnou

Castelnou vu de la routeLa porte d'entree principale de CastelnouL'arrivée à Castelnou  par la route de Thuir nous surprend en apercevant l'ensemble de ce petit village construit à 445 mètres d'altitude et dominé par son château Vicomtal et une ancienne tour de guet. Un escalier typique menant a une maison

Cette charmante petite commune médiévale des Pyrénées Orientales est située au pied des Aspres à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Perpignan.

En approchant du portail de cette commune, on remarque deux tours imposantes (voir photo). On dit que l'accès à la ville était jadis fermé par de gros vantaux de bois.

Le clocher de l'église coiffé d'une horlogeLes vestiges de ses remparts datant du XIIIe siècle, il a  conservé une bonne partie  de ses portes médiévales et de ses tours. 

Ses vieilles ruelles étroites et tortueuses, bordées de maisons aux teintes ocrées, de bougainvilliers, de petites boutiques artisanales et d'artistes ainsi que des restaurateurs et à l'architecture catalane, concourent à son animation. 

Ce qu'il y a aussi de particulier, ce sont ces pittoresques escaliers qui donnent accès aux maisons.Une ruelle etroite et tortueuse

L'église paroissiale Ste Marie del Mercadal, qui date du  XIIIe siècle, est située en dehors du village fortifié. On ne peut la visiter, car elle est fermée en ce 08 juin.

Après une ascension de 92 marches, on accède à son château L'immense terrasse du chateauVicomtal où la vue est superbe pour admirer un paysage magnifique au pied du Canigou.

Il est situé au sommet d'une colline  rocheuse. Il a été construit au Xe siècle et possède des remparts d'une épaisseur de 3 mètres et 8 tours. 

 Il fut abandonné définitivement après la révolution française de 1789 et sa restauration date de 1897.

En le visitant, on remarque de grandes salles palatiales et ses salles voûtées ainsi qu'une immense terrasse sur le toit.

Castelnou fait partie de la liste de l'association « Les Plus beaux Villages de France » de sorte qu'il attire chaque année plusieurs milliers de touristes.

 

Prades

Le fameux retable du maitre autel

La fontaine de la Place et a l'arriere la maison Jacomet de couleur jaune paleLa petite cité de Prades se situe au coeur du Conflent, au pied du Mont Canigou, et bénéficie d'un panorama exceptionnel sur la chaîne des Pyrénées. Sa population est d'environ 7 000 habitants et est traversée par la rivière la Têt.

Le coeur de la ville se situe autour de la Place de la République avec sa jolie fontaine "la fontaine de la Place" et la "Maison Jacomet" à colombages du XVe siècle (maison de notables). Elle aurait été construite au XVe siècle.  On y découvre aussi d'autres vieilles fontaines et d'anciens lavoirs dans ses ruelles aux façades décorées et aux porches de marbre rose.

L'attrait principal est sans contredit l'église Saint-Pierre situé sur la Place de la République. Construite au IXe siècle, elle fut remplacée par un nouveau bâtiment au XVIIe siècle.l'église de Prades

On peut y voir plusieurs  retables baroques dont le plus grand de France, le retable en bois du maître-autel (1696-1699) avec au centre la figure majestueuse de Saint-pierre. C'est presque inimaginable d'avoir pu créer une si belle pièce d'architecture. Son créateur est Joseph Sunyer, le grand nom de la sculpture à cette époque.

Il faut aussi porter attention à la balustrade en marbre rouge ainsi que les marches et la table d'autel également en marLa mise au tombeaubre. 

Ça nous permet aussi de découvrir son mobilier qui vient en partie de l'abbaye voisine, Saint-Michel de  Cuxa que Prades a recueilli au moment de la suppression des ordres religieux pendant la révolution française.

Cette petite ville fait partie de la liste Les plus beaux détours de France

Au cours de la saison estivale, le festival de musique Pablo Casals se déroule fin juillet et début d'août à l'église de Prades, à l'Abbaye Saint-Michel de Cuxa et dans les villages environnants. Célèbre violoncelliste et chef d'orchestre espagnol, il s'est exilé à Prades en 1939 pour fuir le régime du dictateur Franco. C'est en 1950 qu'il créa ce festival qui attire les mélomanes de toute l'Europe. 

 

Abbaye Saint-Michel de Cuxa

L'immense pilier central de la crypte

L'abbayeÀ proximité de Prades et au pied du mont Canigou, l'Abbaye Saint-Michel de Cuxa (prononcez: "coucha") est un ensemble architectural exceptionnel de l'art  Roman. La construction de l'ensemble des bâtiments s'étendit du Xe au XVIe siècle.

Elle est composée d'une grande église surmontée d'un clocher (40 mètres de haut) roman typique avec sa construction en 4 étages d'arcades.

En visitant l'abbaye, on arrive immédiatement à la crypte circulaire avec une voûte construite sur un immense pilier central de 7 mètres Un des chapiteaux du cloitrede circonférence ce qui est très spectaculaire.

Quant au cloître, construit  de marbre rose de Ville-Franche, il date du XIIe  siècle. Il possède de superbes chapiteaux où se découpent fleurs et animaux  de marbre rose.Une vue partielle du cloitre

À l'extérieur, l'abbaye est dotée d'un magnifique jardin de plus de 500 variétés qui font le grand bonheur des nombreux visiteurs.

Avec la révolution française qui expulsa le dernier moine en 1793, l'abbaye est alors dévastée. 

Au début du XIXe siècle, le retour à la vie monastique et l'intervention d'architectes  sauvent le monastère de la ruine totale. Les travaux de rénovation se sont échelonnés de 1953 à 1970. C'est ainsi que les chapiteaux, qui avaient été éparpillés dans la région, sont regroupés à l'emplacement du cloître.

Dans le cadre du festival de musique de Prades, voici une interprétation intégrale jouée par Pablo Casals lui-même.

 

Molitg-les-Bains

La passerelle ou l'on peut admirer le quartier des thermes situe dans la vallee de la Castellane

L'entree de la passerelleSur la route menant à Mosset, nous sommes attirés par Molitg-les-Bains, (prononcez Molitch) non pas par le village, mais par le hameau des Bains.

C'est le quartier de Thermes situé dans un ravin de la vallée de la Castellane, site accidenté et très pittoresque que l'on peut admirer via une passerelle située à proximité de la route principale.. Le complexe hotellier situé dans le quartier des thermes

Cet établissement de bains lui-même possède un agréable parc avec une promenade permettant de surplomber la rivière et de la traverser. Ces eaux thermales sont exploitées depuis le XVIIIe siècle.

On dit que les Thermes de Molitg sont efficaces dans le traitement des infections de la peau, tel que l'eczéma et le psoriasis. Elles soulagent aussi  les rhumatismes et dégagent les voies respiratoires.

Ces bienfaits ont été découverts par hasard par le Marquis de Llupia, seigneur de Molitg, au XVIIe siècle, lorsque son chien malade se roula dans la boue et fut soigné de ses maux.

Une chapelle a été édifiée au hameau des Bains; il ne faut pas confondre avec l'église de la commune.

Quant au Vieux Molitg, il faut monter environ un kilomètre pour l'atteindre. L'attraction principale est le château, mais nous ne pouvons le visiter au moment de notre passage, ainsi que la ravissante église romane du XIIe siècle.

Mosset

De vieilles residences de Mosset

Le village de Mosset vu de la # D14À 12 kilomètres de Prades, il faut se diriger vers la vallée de la Castellane par la # D14. Celle-ci débute au petit village de  Catllar.

Mosset est un très petit village accroché à son éperon rocheux et dominant la vallée de la Castellane. 

Il a conservé une partie de ses murailles, de ses portes et de ses rues médiévales, le tout dominé par le château, grand quadrilatère divisé aujourd'hui en plusieurs habitations.

Il fait partie de la liste de l'association Les Plus beaux Villages de France ainsi que des 25 sites culturels majeurs des Pyrénées orientales, regroupés au sein du Réseau Culturel Terre Catalane.Le clocher de l'eglise avec son pin enracine depuis pluss de 200 ansLa Tour des Parfums

Dans ses rues médiévales, il faut porter une attention aux maisons du village dont plusieurs présentent sur leurs façades des pièces en marbre gris d'extraction locale provenant du pillage du château lors de la révolution française.

Quant à son église, elle date du XIVe siècle, mais elle a été presque entièrement reconstruite au XVIIe siècle. En regardant son  clocher, on remarque qu'il est surmonté d'un pin qui est enraciné depuis 200 ans et mesurant deux mètres seulement. Quant à l'intérieur, la décoration est très simple avec ses quelques retables baroques. Les colonnes semblent être de marbre mais c'est un trompe-l'oeil.

Une halte s'impose à la tour des Parfums, petit musée interactif qui nous raconte le mystère des odeurs, mais elle est fermée en ce dimanche le 10 juin.

 

Eus

Un des plus beaux Christ en croix

Le village de Eus dans son ensembleLe petit village d'Eus (prononcez "éous") est lui-même accroché à son promontoire au-dessus de la vallée du Têt et dont on voit très bien sa silhouette de la nationale  #116.

Mais c'est une petite route en lacet qui permet seulement de s'en  approcher.

Ce magnifique village, faisant partie de la liste de l'association Les Plus Beaux Villages de France, fut construit sur ce rocher dans un but défensif, jadis dominé par la citadelle des comtes de Cerdagne.

Plus près du sommet de la colline, une église majestueuse du XVIIIe siècle, dédiée à Saint-Vincent, occupe l'emplacement de ce qui était la citadelle du village. 

Pour l'édification de l'église, on a utilisé une partie des murailles de la citadelle qui était déjà assez en ruine à cette époque.Une des magnifiques ruellesUne autre ruelle typique de Eus

A l'intérieur, il faut remarquer les jolis retables du maître-autel ainsi que le Christ en croix.

La structure du village est en demi-cercle, semblable à un amphithéâtre, partant du haut d'une église massive à la tour carrée.

L'accès aux rues sinueuses et en pente raide du village est réservé aux seuls véhicules des résidents et des piétons. 

On circule d'ailleurs beaucoup mieux à pied en empruntant les escaliers pour passer d'une ruelle à une autre ou à une petite place.

Ses maisons s'étagent sur plusieurs niveaux  sur le versant le mieux exposé, avec 2 600 heures de soleil par an. Elles sont disposées de telle manière que les fenêtres supérieures ne soient pas masquées par d'autres constructions, laissant une vue sur la vallée du Têt et sur le massif de Canigou

 

Elne

L'exterieur du cloitre

La cathedrale d'ElneLa ville médiévale d'Elne est construite sur et autour d'une petite colline, à cinq kilomètres de la mer. C'est la plus  ancienne ville du Roussillon.

Elle était divisée en deux parties : la ville haute où se trouve la cathédrale actuelle et la ville basse qui fut la première habitée.

À la suite du traité des Pyrénées de 1659 qui fixait la frontière entre l'Espagne et la France dans les Pyrénées, les fortifications furent détruites, sauf quelques pans de murailles qui ont été conservés.

Des fleurs decorant l'exterieur de la CathedraleL'attrait particulier est sans contredit la cathédrale qui fut construite du XIe au XIIIe siècle. Pourquoi une cathédrale? C'est qu'en l'an 550, le pape ordonna la création d'un évêché à Elne. Cet évêché y demeura jusqu'en l'an 1601, date à laquelle le pape de l'époque transféra cet évêché à Perpignan.Une fenetre de la cathedrale decoree de fleurs

Au cours du XIIe siècle, face aux agressions extérieures, on érigea des remparts ainsi qu'un  château pour protéger la ville.

Aujourd'hui, la cathédrale et le cloître sont considérés comme des chefs-d'oeuvre de l'art roman ce qui fait que la ville possède un attrait touristique.

À proximité de la cathédrale, il s'y trouve le musée consacré au peintre Étienne Terrus, natif d'Elne. Il était un spécialiste des paysages du Roussillon. On peut voir une exposition d'aquarelles du peintre ainsi que de celles de ses amis.

 

L'Abbaye d'Arles sur Tech

Le magnifique autel de l'abbayeLe cloitre L'Abbaye d'Arles sur Tech fut construite en 1157 sur un site de bains romains à Arles-sur-Tech.

Son bel intérieur en pierre se compose de trois nefs voûtées en berceau du XIIe siècle, son joli mobilier et ses charmantes petites chapelles.

Adossé au flanc sud de l'église, se trouve un cloître  construit au XIIe siècle et extrêmement bien conservé. Il est en marbre blanc sans aucune sculpture sauf les fines colonnes jumelles qui sont en pierres. 

La façade extérieure est austère et le portail est surmonté d'un ensemble de dix grandes baies.

Ce qu'il y a de particulier, c'est ce sarcophage en marbre blanc, datant du Ve siècle après J.C., qui est accolé à l'abbaye. Ce tombeau, surélevé et protégé par une grille, qu'on appelle la Sainte Tombe a la particularité de produire une eau pure dont l'origine est inconnue. En effet, il n'y a aucune connexion soit avec une autre source d'eau ou une tuyauterie quelconque. De  nombreux scientifiques sont venus étudier le phénomène, mais aucune  explication logique n'a été donnée.

On peut voir le syphon pour extraire l'eau de la Sainte TombeLors de notre visite, la grille étant ouverte, car un groupe d'étudiants sont en visite, nous entrons dans cette courette, pour voir de plus près, une personne qui, avec l'aiLa mise en bouteille de l'eaude d'une petite pompe à siphon introduite dans un trou, sécrète de l'eau et en donne à qui veut en avoir. Plusieurs personnes s'en retournent avec leurs contenants remplit d'eau. La personne présente qui est probablement un prêtre informe les gens que cette eau peut avoir une vertu curative pour quelqu'un qui y croit. 

CLa mise en bouteille de l'eau par des étudiantsette même personne nous avise qu'à un moment  doAu mur, la pierre funéraire de Guillaume de Gaucelme et au sol, la Sainte Tombenné, des résidents du village avaient décidé de vendre cette eau, étant donné que cette tombe était intarissable. 

Lorsque les résidents ont lancé ce commerce de l'eau, le tombeau s'est asséché. On a donc interrompu la vente et l'eau est revenue. 

Aucune explication scientifique n'a résolu cette énigme de sorte que ça reste un véritable mystère, attirant par le fait même un bon nombre de touristes pour venir constater ce phénomène étrange. Nous aussi, nous repartons avec nos petits contenant rempli d'eau. 

Au-dessus du sarcophage une pierre funéraire est incrustée dans le mur. C'est Guillaume de Gaucelme, seigneur de Teillet, qui légua sa fortune à l'abbaye à sa mort en 1204. 

 

Une ruelle de Corsavy et en fond d'ecran une ruine dy chateau

Corsavy

Le village de Corsavy

 

Dans ce petit village très calme, on note les ruines du château ainsi qu'une tour à signaux circulaire située sur une petite colline, laquelle servait à protéger cette commune. 

Les signaux reliaient les vallées par un système de tours. La réglementation des signaux par feux et par fumées, c'est-à-dire que pour chaque centaine d'hommes armés qui franchissaient la frontière, on faisait des feux le jour et de fumées la nuit.

Le lieu le plus spectaculaire est sans doute le site des gorges de la Fou d'une longueur de deux kilomètres. Elles peuvent atteindre une profondeur de 150 mètres.

 

 

Le Petit Train Jaune

Le train a l'arrivee a la gare de SaillagouseLe visiteur qui veut découvrir un autre aspect des Pyrénées orientales se doit de faire une balade à bord du Petit Train Jaune appelé « Le Canari », car il n'est vraiment pas comme les autres. 

Ce train, mis en service en 1910, est composé de voitures dont certaines se trouvent découvertes afin de mieux profiter du paysage au coeur des Pyrénées orientales. Pour effectuer cette  excursion, je conseille fortement de prévoir une journée entière.

Ce moyen de locomotion est un atout formidable pour le territoire des Pyrénées, car il contribue au développement touristique.

Le départ a lieu à la gare Villefranche-de-Conflent, à proximité du Massif du Canigou, pour se rendLe train a l'entree d'un des nombreux tunnelsre jusqu'à Latour-de-Carol, soit une longueur de 62 km et d'une durée d'environ deux heures et demie. Le point culminant est de 1590 mètres à la hauteur du village de Bolquère. Le trajet comporte 19 tunnels et 2 ponts exceptionnels : le viaduc Séjourné, long de 236 mètres qui enjambe la rivière le Têt du haut de ses 65 mètres et le pont suspendu Gisclard, l'ouvrage d'art le plus important de la ligne, érigé à 80 mètres au-dessus d'un précipice.

La traction est électrique et la vitesse maximum autorisée est de 55 km/h ce qui permet aux passagers de profiter de vues vraiment saisissantes dans un décor féerique. Comme il y a de larges courLes deux cloches de la chapelle Saint felix sont surmontees d'une statuettebes afin de contourner les reliefs, ça permet de découvrir les paysages montagneux, les gorges de la Carença, les plateaux de Une vue du train de la plaine de la Cerdagnela Cerdagne avec vues sur les sommets des Pyrénées et les prairies décorées de différentes fleurs.

Quant à nous, nous décidons de débarquer à Saillagouse, petit village que l'on repère  facilement sur la carte ci-haut. Cet endroit est situé dans la région de la Cerdagne qui est à deux pas de l'Espagne et entourée de sommets de près de 3000 mètres. Ce vaste plateau d'altitude  bénéficiant du soleil généreux des Pyrénées nous séduit par ses montagnes comme fond d'écran et sa verdure. Il nous offre aussi de très beaux villages à découvrir. Ces paysages constituent un vrai régal pour les yeux.

À Saillagouse, nous prenons la direction du petit hameau de Llo situé en amont de Saillagouse et accessible en 1h à pied. Il faut jeter un coup d'oeil au clocher de la chapelle Saint-Félix. Au sommet du village, on a une vue extraordinaire sur la plaine.

 

 

Où manger?

La carte d'affaire du restaurant La Vieille Maison CerdaneAu retour à Saillagouse, nous mangeons à l'hôtel & restaurant Planes, endroit qui existe depuis 1895 et situé à Place de Cerdane, au coeur du vieux village de Saillagouse. C'est une tradition de cet hôtel familiale dont le restaurant porte le nom de"La Vieille Maison Cerdane" du savoir faire qui se perpétue depuis quatre générations autour d'une cuisine généreuse aux plats mijotés et aux spécialités de gibiers.

De là, nous reprenons le train pour revenir à notre départ.

Que de bons souvenirs de ce voyage dans ce petit train jaune datant du début du siècle.

 

 

Le Fort de Bellegarde

Lune partie du fort et comme fond d'écran les montagnes espagnolesL'entree principale et la porte de FranceSitué sur un rocher à proximité du village Le Perthus, le Fort de Bellegarde est un site exceptionnel érigé par Vauban au XVIIe siècle, dominant la frontière franco-espagnole.

On dit que le Fort de Bellegarde est le joyau de l'architecture militaire du XVIIe siècle. 

En le visitant, nous sommes bien d'accord, tellement ce monument est majestueux.

Cinq bastions protègent l'enceinte principale. Derrière les remparts, un deuxième mur intérieur protège le coeur du fort, marquant ainsi trois niveaux de protection : les bastions, les remparts et le mur de protection.

Le seul accès du fort se fait par un pont-Levis et la Porte de France. C'est une large rampe à degrés qui nous mène à la cour d'honneur, vaste cour intérieure le long de laquelle s'étendent les différents bâtiments dont une chapelle, un hôpital, une boulangerie et son moulin, etc.

Une des tours de guet et une parie des rempartsLa cour interieure et une vue de la façade de l'eglise au fond de la courOn peut voir une stèle à la mémoire du général Dugommier, chef de l'armée des Pyrénées orientales, qui est décédé lors d'une bataille avec les Espagnols. Il fut inhumé au Fort de Bellegarde.

Sur la terrasse panoramique du fort, nous avons une vue imprenable du côté sud la plaine de l'Emporda (Espagne), du côté ouest sur le Canigou, du côté nord sur la plaine du Roussillon (France). 

Face à la terrasse, la vue plonge sur l'autoroute et le poste frontière.

À l'intérieur, il s'y trouve un puits unique de 63 mètres de profondeur sur 5 mètres de diamètre pour servir aux besoins du fort. Il est encore en opération aujourd'hui.

Quelques mots sur la petite ville de Le Perthus pour dire qu'elle est en fait divisée en deux parties distinctes: soit française et espagnole car elle est  sur la frontière franco-espagnole.

Où manger?Carte d'affaire de El Buffet Libre

Lorsque j'étais à Arles, la propriétaire du gîtes où je demeurais m'avait indiqué un bon endroit où aller manger (style buffet) en Espagne, à proximité de la ville de Le Perthus. La petite ville se nomme La Jonquera, situé à 5 km de Le Perthus, mais elle ne se rappelait plus du nom du restaurant. 

À la suite de notre visite au Fort Bellegarde, nous nous dirigeons vers cette ville. Effectivement, nous trouvons l'endroit "El Buffet Libre" situé dans la rue principale de la ville. L'endroit vaut vraiment le détour, car il y a un énorme choix, plus de 175 plats de tous les genres. Il y a aussi de la bière et du vin à volonté. Le coût est de 15 euros que l'on paye en entrant. 

Comme l'endroit est achalandé, il faut s'attendre de faire la file pour entrer où y aller, hors des heures d'affluence.

 

Monastère Sant Pere de Rodes 

Le monastere Le genre de route pour se rendre au monastereSant Pere de Rodes est un ancien monastère bénédictin situé au nord-est de l'Espagne (environ 45 minutes de la frontière franco-espagnole).La grande nef avec ses 18 metres de haut

Il fut érigé sur le flanc de la montagne de Verdera, à 520 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, dans un site privilégié offrant un paysage impressionnant. 

La première mention écrite du monastère date du IXe siècle et son début se situe au Xe siècle.  C'est aussi à cette époque que le monastère commence à acquérir de l'importance en tant que centre de pèlerinage. 

Les premiers indices de décadence apparaissent au XIVe siècle générés par différentes causes, notamment  une série La tour qui servait de fonction defensive de conflits armés et d'épidémies. Par la suite, l'abbaye continua à subir les assauts et les pillages des troupes françaises et des bandits. 

En 1798, les moines décidèrent d'abandonner définitivement le monastère. 

À partir de sa déclaration comme monument historique National en 1930, le gouvernement de la Catalogne commença les travaux de restauration de l'édifice qui se succédèrent au cours du XXe siècle, entraînant de grandes dépenses. Le cloitre et la tour- clocher

CLa cryptee joyau de l'art roman se compose du monastère qui date du Xe siècle, tout comme l'église adjacente, de deux cloîtres superposés, de la tour-clocher du XIIe siècle, avec ses quatre étages et percée de multiples baies et à son côté la tour de défense, de la même époque. 

 La grande nef, de 16 mètres de haut, comporte quatre travées et est voûtée en  berceau.

Aujourd'hui, le monastère de Sant Pere de Rodes est devenu l'un des monuments les plus visités de l'Espagne. 

L'endroit où a été érigé ce monastère nous offre une vue splendide sur les Pyrénées ainsi que sur la baie de Llançà et du Port de la Selva, petite ville située sur le bord de la Méditerranée. Les amateurs de photographie seront comblés. 

En quittant le monastère, nous descendons la montagne pour se rendre à Port de la Selva.

 

Port de la Selva 

Port de la SelvaPetit village de pêcheurs qui se range parmi les plus importants de la région, Port de la Selva est constitué de maisons blanches qui se nichent l'une près de l'autre incluant l'église de style baroque. 

Le vieux quartier des pêcheurs a conservé son aspect du début du siècle, ce qui donne du charme au village.

Même si la source de revenu est la pêche, beaucoup d'habitants vivent du tourisme. 

Ce petit coin de la région catalane peut s'enorgueillir de posséder les plus belles plages de la côte.

La baie de Port de la Selva forme un bassin naturel et est abritée des vents par les montagnes environnantes. 

En quittant cette baie magnifique, nous retournons en France par la route panoramique qui longe la Méditerranée ce qui nous amène à passer par le pittoresque village de Collioure.

 

Fin du voyage

Au terme de 24 jours de visites dans cette pittoresque partie de la France, c'est maintenant le retour à Montréal en ce 19 juin 2007.

 

 

L'ecluse de Treboul, pres de Pexiora

Une partie des remparts et la tour de Constance a Aigues-Mortes

Les arenes de Arles

Le viaduc Sejourne enjambant la riviere du Tet

Le 27 mai au matin, j'arrive à Toulouse. De là, c'est le départ pour le Canal du Midi ainsi que les environs, tels que Castelnaudary, le Minervois, Lagrasse, Bouzigues, Sète, la Méditerranée etc. 

De Sète, je me rends jusqu'à Marseille. Je profite de ce parcours pour explorer certains endroits touristiques, entre autre, la cathédrale de Maguelone, Aigues-Mortes, la Camargue, Saintes-Maries-de-la-Mer, etc. De Marseille, je me rends jusqu'à Perpignan. Lors de mon passage, je me rends visiter le moulin d'Alphonse Daudet à Fontvieille, Arles, Nîmes, l'abbaye de Fontfroide et la forteresse de Salses, etc.  À Perpignan, je rejoins ma fille et son ami et nous partons pour Céret dans les Pyrénées Orientales. Nous découvrons plusieurs villages dans cette région montagneuse. Nous terminons le voyage par  une incursion en Espagne.

 

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